lundi 20 août 2007

Ratatouille

Hier soir, nous sommes allés voir Ratatouille, le dernier petit chef d’œuvre de Pixar racontant l'histoire d'un rat qui voulait devenir grand chef.

Comme à chaque foi, Pixar a mis les petits plats dans les grands. J'ai été bluffé par les prouesses techniques de ces animateurs de virtuel qui arrivent à créer à peut près n'importe quoi par ordinateur. Des égouts aux mets pleins de goût, des rats réalistes aux humains frôlant la caricature, des multiples ingrédients parfumés aux plats finalisés, tout y était. Et pour couronner le tout : la ville de Paris comme si vous y étiez. Certains plans ont réussi à me faire oublier que l'on était dans un film d'animation... enfin pas complètement puisque justement de l'animation il y n'en manquait pas. Le film est sans aucun temps mort des premières images jusqu'au générique de fin.
Avec, sans oublier, le traditionnel 'court métrage' d'introduction "extra-terrien", sans aucun rapport avec le corps du film mais qui est toujours très bien vu et qui m'a fait rire sans parole aucune.

Cette ratatouille là est vraiment délicieuse et se laisse déguster sans fin... Un vrai régal. Je n'espère plus qu'une seule chose maintenant, c'est qu'on le reçoive à bord pour que je retourne le goûter dans son emballage d'origine, en anglais.
Pour une petit visite du site, suivez le guide ^_^

samedi 18 août 2007

Errances d'été

Instants cristallisés de nos errances d'été...
Je laisse ces photos libres de mots.

Tournesol catalan
Paysage catalanBalade en Drôme
Dans les sous-bois du Vercors

vendredi 17 août 2007

Haleine de Glacier

L'espace d'un jour, nous nous sommes échappés vers le toit du monde.
Ici la nature s'étend loin de l'humanité grouillante.
Cris de marmottes, trilles de chocards et murmures de torrents impétueux
Viennent ponctuer le silence austère des grands sommets...
Quelques insolites de cette randonnée mémorable en Bérarde,
dans le Parc National des Ecrins...

Pierre et ciel
Torrent de pierre
Haleine de glacier

Méditation grisâtre

Méditation grisâtre


Sous le ciel pluvieux noyé de brumes salées,
Devant l’Océan blême, assis sur un ilôt,
Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot,
Dans le concert hurlant des mourantes rafales.

Crinière échevelée ainsi que des cavales,
Les vagues se tordant arrivent au galop
Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots
Qu’emporte la tourmente aux haleines brutales.

Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer,
Rien que l’affolement des vents balayant l’air.
Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne,

Je reste là, perdu dans l’horizon lointain,
Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne,
Et que le Temps n’aura jamais ... jamais de fin.

Jules Laforgue



C'est un poème que j'ai étudié en seconde ou en première, je ne sais plus. Il me fait irrémédiablement penser aux humides paysages marins perdus dans les brumes que je contemplais assise pendant des heures en écoutant quelques musiques sur mon baladeur. Impossible de distinguer le ciel de la mer, l'horizon était comme effacé. Impossible de distingué l'eau de l'air tant la bruine et le brouillard étaient mêlés. Même les couleurs semblaient se mélanger en un même gris uniforme.

Comme ma solitude me paraissait pesante alors, pesante et immense. Sans fin... comme les derniers mots de ce poème.