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dimanche 8 février 2009

To be by your side

Across the oceans across the seas,
Over forests of blackened trees.
Through valleys so still we dare not breathe,
To be by your side.

Over the shifting desert plains,
Across mountains all in flames.
Through howling winds and driving rains,
To be by your side.

Every mile and every year,
For everyone a little tear.
I cannot explain this, dear,
I will not even try.

Into the night as the stars collide,
Across the borders that divide
Forests of stone standing petrified,
To be by your side.

Every mile and every year,
For every one a single tear,
I cannot explain this, dear,
I will not even try.

For I know one thing,
Love comes on a wing,
For tonight I will be by your side,
But tomorrow I will fly.

From the deepest ocean to the highest peak,
Through the frontiers of your sleep.
Into the valley where we dare not speak,
To be by your side.
Across the endless wilderness,
Where all the beasts bow down their heads.
Darling, I will never rest
Till I am by your side.

Every mile and every year,
Time and distance disappear
I cannot explain this, dear no,
I will not even try.

And I know just one thing,
Love comes on a wing
And tonight I will be by your side.
But tomorrow I will fly away,
Love rises with the day
And tonight I may be by your side.
But tomorrow I will fly, tomorrow I will fly,
Tomorrow I will fly.

Nick Cave & Bruno Coulais




dimanche 21 décembre 2008

The snowman

Mes souvenirs de cette belle et triste histoire d'hiver remontent à loin.
Une nuit, un bonhomme de neige entraîne dans les airs
le petit garçon qui l'a créé.
Ensemble ils survolent le monde enneigé.



Au matin, le petit garçon s'éveille et court retrouver son ami de la nuit.
Hélas, le soleil à fait fondre son bonhomme de neige...


J'aimerai un jour retrouver au fond d'un carton,
le livre illustré de cette histoire de Raymond Briggs
'The Snowman'
Et la relire, en écoutant la chanson qui l'accompagne


Walking in the air

We're walking in the air
We're floating in the moonlit sky
The people far below are sleeping as we fly

I'm holding very tight
I'm riding in the midnight blue
I'm finding I can fly so high above with you

Far across the world
The villages go by like dreams
The rivers and the hills, the forests and the streams

Children gaze open mouthed
Taken by surprise
Nobody down below believes their eyes

We're surfing in the air
We're swimming in the frozen sky
We're drifting over icy mountains floating by

Suddenly swooping low
On an ocean deep
Rousing up a mighty monster from his sleep

And walking in the air
We're dancing in the midnight sky
And everyone who sees us greets us as we fly

We're walking in the air We're walking in the air

Howard Blake

samedi 13 septembre 2008

September

De la pluie, du vent, des larmes...
Septembre sonnait la fin des vacances.
La fin d'une parenthèse estivale,
La fin d'un rêve...
La fin de la Bretagne.

Soleil, ciel bleu et vague à l'âme...
Septembre sonnait le retour en ma Provence natale.
Le retour au quotidien qui s'installe,
Le retour aux devoirs du soir,
La rentrée des classes.


Comme j'ai pu maudire ce mois
Et comme je l'ai apprécié aussi.
Septembre n'est pas que le mois de la rentrée
Il est aussi celui des nouveaux départs.
Un mois de projets,
Un mois à espérer
Un plus bel avenir...

vendredi 17 août 2007

Méditation grisâtre

Méditation grisâtre


Sous le ciel pluvieux noyé de brumes salées,
Devant l’Océan blême, assis sur un ilôt,
Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot,
Dans le concert hurlant des mourantes rafales.

Crinière échevelée ainsi que des cavales,
Les vagues se tordant arrivent au galop
Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots
Qu’emporte la tourmente aux haleines brutales.

Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer,
Rien que l’affolement des vents balayant l’air.
Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne,

Je reste là, perdu dans l’horizon lointain,
Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne,
Et que le Temps n’aura jamais ... jamais de fin.

Jules Laforgue



C'est un poème que j'ai étudié en seconde ou en première, je ne sais plus. Il me fait irrémédiablement penser aux humides paysages marins perdus dans les brumes que je contemplais assise pendant des heures en écoutant quelques musiques sur mon baladeur. Impossible de distinguer le ciel de la mer, l'horizon était comme effacé. Impossible de distingué l'eau de l'air tant la bruine et le brouillard étaient mêlés. Même les couleurs semblaient se mélanger en un même gris uniforme.

Comme ma solitude me paraissait pesante alors, pesante et immense. Sans fin... comme les derniers mots de ce poème.


jeudi 16 août 2007

15 Août

C'était hier, c'était la tempête, la tempête du 15 Août.

Depuis que je suis toute petite, j'ai passé mes vacances en Bretagne, à Carantec. Depuis que je suis toute petite, j'aime la Bretagne et j'aime le vent qui vient de la mer. Ma Maman me racontait qu'alors que je savais à peine marcher, je me tenais sur la pointe du Cosmeur, les bras en croix face à ce souffle murmurant "Le Vent, le vent"... Heureuse.
Je me souviens, plus tard m'être sentie comme possédé par la force qui se dégageait des tempêtes de la fin des vacances. Je me souviens comme je les attendais ces tempêtes, ces vents venus de la mer, dessinant comme de gigantesques fleurs à la surface de l'eau. Je me souviens de la couleur des lourds nuages d'un gris d'orage, d'un gris anthracite presque noir et de leur contraste avec d'autres innocents nuages blancs. Je me rappelle la magnificence des rayons du soleil qui transperçaient le tout avec force, rendant chaque éclat de lumière plus intense, chaque coin d'ombre encore plus sombre. L'odeur de la pluie, de la terre, du sable, du varech et de l'écume des vagues... Tout, tout était plus intense. Ces jours me hantais lorsque j'étais loin d'elle, loin de ma Bretagne et de ses tempêtes.
Souvent, la première de l'été avait lieu le 15 Août, de tout temps il en fut ainsi : ma Maman en avait l'habitude. Elle me racontait que du temps où elle était plus jeune, les régates du 15 Août se déroulaient soit sur une mer d'huile dans un parfais calme plat, soit dans la tempête. Je me souviens des calmes plats de mes dernières régates...

Hier c'était la tempête, la tempête du 15 Août, de retour... pour ma plus grande joie.

jeudi 5 juillet 2007

La lettre

Entre les débarquements et les embarquements, il est de coutume de 'tuer' le temps en regardant quelques clips musicaux. C'est ainsi que j'ai découvert celui-ci : une petite musique entraînante, une voix agréable, des paroles semées de quelques jeux de mots qui font mouche et un clip plutôt sympathique. Du coup cette petite chanson m'a trotté dans la tête pendant tout l'embark' !!!

Au deuxième passage de ce petit clip je regarde avec attention le titre de la chanson et l'auteur : Renan Luce.
Tient !!! Ce nom ne me semble pas tout à fait inconnu. Serait-ce ?? Serait-ce lui, celui dont m'aurait vaguement parlé ma Maman ???

Je le lui ai demandé pas plus tard qu'hier... et effectivement c'est bien un p'tit gars de la baie, un p'tit gars provenant de la très grande famille de ma Grand-Mère... Il faut dire qu'en Bretagne tout le monde est plus où moins cousin et que c'est particulièrement le cas de ce côté là de mes ancêtres. Oui, le monde est petit, surtout en Bretagne. Oui, c'est plutôt drôle de voir ma mère fouiller sa mémoire à la recherche de souvenirs concernant sa famille, des anecdotes de vacances parlant de lieux que j'ai connu enfants, bien qu'ils n'existent plus aujourd'hui...
J'aime bien rester à écouter ce qu'elle me raconte comme je restais écouter ce que me raconter ma Grand-Mère. Cela me donne l'impression de voyager dans le passé... un passé qui n'est pourtant pas le mien et que pourtant je m'approprie sans peine car les lieux et les gens évoquées dans ses souvenirs me sont familiers. Il me prend comme une soudaine envie de remonter le temps... de retourner faire un tour dans les vacances de mon enfance... Hélas! Cela est impossible.
Tant pis. Ré-écoutons donc la petite ritournelle d'un autre enfant du pays qui a laissé une lointaine empreinte dans les souvenirs de ma mère...

mardi 26 juin 2007

Soleil couchant

Que de souvenirs j'ai de ce poème appris dans mon enfance choisi parmi 3 autres poèmes évoquant le même sujet : le coucher du soleil.
Je ne me souviens que peu des autres... Il y en avait un de Verlaine je crois quant à l'autre? J'ignore si je m'en souviendrai un jour.

Mais il y avait celui-là :


Soleil couchant

Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume;
Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

José-Maria de Hérédia.



Un poème que j'ai choisi uniquement parce qu'il me transportait en Bretagne, dans ma Bretagne que j'aimais déjà tant. Parce que chacun des mots que je lisais m'évoquait, une image, un son, une odeur de là-bas. Oui, il me suffisait de fermer les yeux pour voir le soleil descendre doucement vers la mer et s'y enfoncé comme quand on rentre dans un lit moelleux mais trop froid, ce vieux lit aux draps de lin qu'il y avait chez ma Grand-Mère. Je revoyais l'exacte lumière de ce moment où le soleil couchant colore tout d'or et de feu, ce moment où même le ciel, la mer et le reste du monde s'habillent aux couleurs de l'astre solaire. Il me suffisait de fermer les yeux pour entendre la lointaine rumeur du vent assoupi, pour sentir son souffle devenu plus froid caresser ma joue et me faire frémir. Et je restais là, les yeux clos essayant d'entendre les cris des oiseaux marins et le ressac de la mer, jusqu'à sentir jusqu'à son odeur d'iode et de sel et le parfum de la lande couverte de bruyère et d'ajonc... Jusqu'à y être vraiment.


Peut-être est-ce à ce moment là que j'ai compris le pouvoir des mots et la force de la poésie. Celle qui permet d'être transporter ailleurs en un instant, celle de donner vie aux émotions, celle de transcender le quotidien et d'immortaliser l'éphémère...


mercredi 28 mars 2007

Souvenirs d'Emanglons

Sans motifs apparents, tout à coup un Emanglon se met à pleurer, soit qu’il voie trembler une feuille ou tomber une poussière, ou une feuille en sa mémoire tomber, frôlant d’autres souvenirs divers, lointains, soit encore que son destin d’homme, en lui apparaissant, le fasse souffrir.

Personne ne demande d’explications. On comprend et par sympathie on se détourne de lui pour qu’il soit à son aise.

Mais, saisis souvent par une sorte de décristallisation collective, des groupes d’Emanglons, si la chose se passe au café, se mettent à pleurer silencieusement, les larmes brouillent les regards, la salle et les tables disparaissent à leur vue. Les conversations restent suspendues sans personne pour les mener à terme. Une espèce de dégel intérieur, accompagné de frissons, les occupe tous. Mais avec paix. Car ce qu’ils sentent est un effritement général du monde sans limites, et non de leur simple personne ou de leur passé, et contre quoi rien, rien ne se peut faire.

On entre, il est bon qu’on entre ainsi parfois dans le Grand Courant, le Courant vaste et désolant.

Tels sont les Emanglons, sans antennes, mais au fond mouvant.

Puis, la chose passée, ils reprennent, quoique mollement, leurs conversations, et sans jamais une allusion à l’envahissement subi...


Extrait du 'Voyage en Grande Garabagne' d'Henri Michaux.

C'est une texte que j'avait étudié en première. On avait une prof plutôt originale qui aimait la poésie en prose. Une forme de poésie plus libre car libérée du carcant des vers, des rimes et des peids. Une poésie peut-être plus banale et pourtant méconnue.
Je me souviens de ces Emanglons, de leurs émotions et des miennes : ces peines inexprimables que l'on garde en nous et qui nous glissent des yeux dans un profond silence sans que l'on puisse les retenir. Nul ne peut saisir la profondeur de cet instant de pleurs. Ces mots me sont translucide, liquide. Ils expriment une tristesse commune, la sensibilité collective d'un instant. C'est l'eau des larmes mêlée à l'eau de pluie ; un dégel muet, un ruissellement... un renouveau. Le renouveau d'un vague printemps.

lundi 12 février 2007

Voyages d'antan

Enfant, je traversais la France, de nuit, endormie à l'arrière de la voiture de mes parents, une R20 beige. Enfant, je me réveillais à chaque arrêt, curieuse de savoir où on se trouvait. Enfant, je trouvais la nuit immense et mystérieuse, dissimulant moult trésors dans son obscurité, amplifiant les sons alors même que la vision est réduite. La nuit est ainsi. Quittant ma Provence natale au couché du soleil, nous arrivions en Bretagne à son levé. A notre réveil le jeu était de chercher dans le ciel blafard la pointe du clocher d'Henvic, symbole de la fin du voyage.

Plus tard, on fit les voyages de jour visitant en quelques jours l'espace français séparant la Provence de la Bretagne... voyages bien plus enrichissants mais combien de fois plus long et plus harassant sous la chaleur de l'été marquant le début des grandes vacances. Je n'ai jamais aimé cette chaleur étouffante et la lumière crue bien trop vive des étés du Sud. J'aspirais à l'air frais et vivifiant des côtes bretonnes, aux nuages parcourant inlassablement le ciel, aux odeurs du bord de mer, à l'humidité rafraîchissante des forets, à la l'avancée des falaise surplombant l'océan. J'aspirais à la Bretagne, mon véritable pays, à mon vrai "chez-moi".

Aujourd'hui, c'est pour partir à la découverte d'autres paysages, d'autres régions, d'autres pays que je quitte ce chez-moi, où je me sens si bien, où mon coeur a jeté l'encre. Car il y a tant à découvrir de part le vaste monde que je ne pourrais jamais m'empêcher de mettre les voiles vers Ailleurs...

mercredi 31 janvier 2007

Sombre day

Étrange journée... comme marquée par le spectre d'une malédiction.
Il y a 5 ans, j'ai eu un accident de voiture ; pas grave, mais qui allait quand même changer le cour de ma vie. J'étais alors en maîtrise d'histoire et contrainte de faire plusieurs kilomètres assez régulièrement pour aller consulter de précieuses archives nécessaires à mes recherches. Hors après l'accident, privée de cette voiture que j'aimais tant et hantée par la peur de reconduire, je dû me résoudre à abandonner la poursuite de ma maîtrise... pour faire autre chose afin d'entrer dans la vie active. Comme je regrette mes années étudiantes à présent, elles ont été parmi les meilleures de ma vie.La malédiction ne s'arrêta pas là, elle frappa une nouvelle fois l'année dernière emportant avec elle une personne chère à mon coeur et encore plus chère au coeur de mon Amour alors que nous étions loin d'elle. Sombre jour que celui-ci.

Sombres jours qui parsèment les ans au hasard de dates futiles ou maudites et qui nous marquent à jamais...

mercredi 20 décembre 2006

Une histoire de sapin

Il est venu d'un coup : le froid. Avec les illuminations de Noël, les décorations des vitrines, les courses aux "bons" cadeaux pour tous, il est venu s'abattre sur nous, ôtant leurs ultimes parures aux arbres alors que les verts sapins plient sous le poids des ornements artificiels. Je n'aime pas voir ces arbres coupés se monnayant pour quelques sous, faisant l'objet de toutes les attentions pour finalement finir jeté au bas des rues...
Je me souviens d'un conte. Il était une fois un tout petit sapin se demandant où pouvait bien aller tous ses congénères que les bûcherons venaient arracher de leur forêt natale. Il avait beau se tordre dans tous les sens pour suivre du regard ses aînés, il ne parvenait pas à déjouer le mystère. Aussi il fut bien heureux qu'un jour un des bûcheron s'intéresse enfin à lui et le coupe à son tour. Ah! quelle horrible sensation que celle d'être arraché ainsi du sol, mais quelle joie de suivre le chemin qu'il avait tant voulu suivre. Avec délicatesse il fut porté dans un énorme camion, il voyagea longtemps admirant des paysages de plus en plus surprenant, jusqu'à une étrange forêt d'arbres rectangulaire immense et tout illuminé : une ville. Là il fut soigneusement emballé, ses branches bien serrés dans un carcan de fer, pas bien agréable, mais ce devait être la mode du coin. Et puis il y avait les enfant qui passaient pour caresser ses branches bien vertes et suppliant leurs parents de le choisir lui, cela était si merveilleux de se sentir aimé ainsi. Un jour enfin, un couple de jeune gens cédèrent aux supplications de leur enfant de choisir ce petit sapin vert si mignon. Il connu le bonheur d'être admirablement décoré avec nombre de guirlandes, de boules colorées, de bougies et de bien d'autres choses encore. Il connaissait le parfait bonheur d'être bien dans une douce maison bien chauffée, loin des grand froid de sa forêt natale. Il était admiré de tous ceux qui le voyait, il en oubliait même la doulheur causait pas son pied coupé. Un beau matin il s'éveilla avec plein de cadeaux à ses pieds, un peu plus tard les enfants aussi étaient à ses pieds s'émerveillant devant leurs cadeaux, les débalant avec exitation et les montrant fierrement au petit sapin. Ce fut le plus beau jour de sa vie. Hélas cela ne dura pas. Quelques jours seulement après les gens de la maison commençaient à s'aggacer de voir le sapin perdre ses épines, il était devenu plus moche et puis surtout encombrant. Il prenanit tant de place à l'entrée. Un jour on lui arracha toute sa décoration, le ledemain il se retrouvait à la rue, couché dans le caniveau, ses branches cassées, son pied coupé plus douloureux que jamais. Jamais il n'avait ressenti une telle tristesse. Il pensa un moment que cela était une erreur, que l'on allait revenir le reprendre, e redécorer où le ramener dans sa forêt, mais rien. D'autres sapins le suivirent bientôt dans la rue et tous furent emportés dans un autre grand camion, mais pas vers la forêt, vers la décharge, là où ils furent tous brûlés... Une bien triste histoire.

dimanche 3 décembre 2006

Mille-Saisons...

Qui n'a jamais rêvé d'un lieux de toutes les saisons, d'un endroit où il suffirait de faire quelques pas pour passer de l'Automne au Printemps et de l'Eté à l'Hiver ? Une île aux mille saisons où le temps s'accelère fleurissant les tapis de feuilles mortes à peine celles-ci emportées par le vent. Une ronde constante de ce ballet sans fin à porté de main. Toute l'étendue de notre monde dans un seul regard...

L'île des Mille-Saisons située quelque part aux confins de ce monde et d'un autre est un paradis semblable où les années s'écoulent en une poignée de jours, où les mois deviennent des heures, où le soleil brille au centre et où la nuit autour s'étire. Un monde né de l'imagination d'une petite fille de 10 ans resté toujours dissimulé au fond de moi comme une source qui se cache au plus profond des bois.
Une danse aux frontières de l'Invisible... que j'ai découverte dans un clip musical d'Enigma et m'a plongé dans leur univers musical pour mon plus grand bonheur.

mardi 28 novembre 2006

Sous l'arche de lumière...

Mon amie d'âme et de coeur aussi aime à se perdre dans les grandes forêts... et elle a pris un ciel de lumière sous une arche boisée. Des feuilles d'or transpercées d'un vif éclat de soleil qui m'ont arrachées un cri d'émerveillement lorsque mes yeux éblouis se sont posés dessus.
Et me voilà partie, grâce à elle, pour un nouveau voyage : du chêne d'or aux chênes mordorés de Provence qui gardent leur feuilles séchées pendues à leurs branches jusqu'à ce que le mistral vienne à souffler sur la vallée de la Durance. Une ballade, l'an passé, aux frontières tenues séparants l'automne de feu de l'hiver blanc. Une ballade dans les collines qu'affectionne tant ma soeur d'âme. Une ballade sur une terre sèche et gelée, au milieu de mille petits arbres tordus trimballant leurs feuilles bruissantes. Une ballade solitaire en écoutant la magnifique musique de Vangelis "Alexandre". Musique de lumière et de combat, musique de voyages aux pays de l'orient, musique dévoilant quelques mystère des gens de là-bas dont les danses envoûtent bien plus que les bois...
Une belle ballade, donc, sans la moindre photo, hélas, mais avec cette musique et avec ces images qui me laisse un bien beau souvenir de cette région que pourtant je n'aimais pas...
Merci à toi, Esguelay, de m'avoir envoyé ton arche de lumière qui m'a rappelé tant de souvenirs et que je me suis permise de mettre en ciel de ce petit message.