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samedi 4 septembre 2010

La légende de la ville d'Ys

Mon âme bretonne, longtemps exilée, aimait à se nourrir des contes et légendes inhérents à ce pays. Dans la demeure qui abritât nombres de mes vacances d'enfant, je découvris un livre intitulé 'Légende de la mer'. Un livre ayant appartenu à ma maman et que je lisais presque tous les soirs avant de m'endormir, bravant souvent l'interdit parental de lire après une certaine heure. C'est dissimulée sous les drap et armée d'une lampe torche que je découvris pour la première fois la légende de la ville d'Ys.

Dahut, fille du roi Gradlon de Kemper et de la reine des profondeurs océanes Malgven était aussi belle que capricieuse et aimait la mer par dessus tout. Se sentant étouffée dans la ville de Kemper à cause de la nouvelle religion chrétienne amené par Saint Corentin, elle demanda à son père de lui construire une ville au bord de la mer. Ainsi naquit Ys. Cette ville dédiée aux anciennes croyances celtes était une vraie merveille construite au bord de mer et protégée des colères de celle-ci par une puissante digue. Dahut y mena une vie de plaisir sans rien écouter des remontrances de Corentin jusqu'au jour ou elle tomba sous le charme d'un étranger qui la mit au défit d'ouvrir les portes de la digue. Ce que fit Dahut, piquée dans son orgueil.

Alors la mer déferla sur la ville et l'engloutie bien vite laissant juste à Dahut le temps d'appeler Morvac'h, le cheval qui galope sur les flots. Elle monta sur le dos du cheval avec Gradlon et Corentin. Mais sous le poids de ses 3 cavaliers Morvac'h s'enfonce peu à peu dans la mer qui réclame la jeune fille après avoir noyée la ville qui l'a défié. Ce n'est qu'en sacrifiant Dahut que Morvac'h parvient à emporter loin des vagues le roi et le saint.

Ys by Alan Stivell on Grooveshark


jeudi 3 décembre 2009

Tous les visages du Fantôme

Cela fait déjà un moment que je voulais glisser un petit billet sur un certain fantôme qui m'a hanté bien longtemps avant que je parvienne à découvrir son vrai visage.

Tout commença il y a fort longtemps lorsque mes oreilles s'extasièrent à l'écoute d'une envoutante musique utilisé lors d'un programme de patinage artistique. Bien sûr, pas l'ombre d'une information ne filtra de la bouche des commentateurs bien trop occupés à compter le nombre de sauts réalisés par la patineuse et le nombre de points qu'elle pourrait obtenir à la suite de sa performance. Mais étant d'un naturel plutôt curieux et parfois tenace, je menai ma petite enquête (merci la Toile) et trouvais que cette musique était l'Overture de 'The phantom of the opera on ice' et venait de Russie (évidement, la patineuse étant russe).
Tout continua lorsque je remarquai, par hasard, que l'une des chansons figurant sur mon nouveau CD de Nightwish portait le titre de 'Phatom of the Opera'. Et je ne me lassait pas de l'écouter.
Mon enquête se poursuivit en recherchant l'origine de cette chanson (puisque la version de Nightwish était une reprise). C'est ainsi que je découvris enfin l’existence de la comédie musicale d' Andrew Lloyd Webber.
Cela aurait pu s'arrêter là. Mais, un peu plus tard, je tombai sur la bande annonce du film 'Le fantôme de l'Opéra' de Joel Schumacher et, forcement, il me fallu voir le film. Une petite merveille.
Enfin, pour en terminer avec ce fantôme plutôt envahissant, j'ai fini par trouver la source de toute cette histoire : un livre. Un livre de Gaston Leroux, le créateur de Rouletabille, qu'il m'a fallu immédiatement dévorer afin d'ôter le masque du fantôme qui m'a si longtemps poursuivit.

FIN
...et suite avec 3 faces de ce fameux fantôme...

Livre
Film
Musique


Le Fantôme de l'Opéra

Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1910
Nombre de chapitres : 28
Titre de chapitre le plus long : III. Où, pour la première fois, MM. Debienne et Poligny donnent, en secret, aux nouveaux directeurs de l'opéra, MM. Armand Moncharmin et Firmin Richard, la véritable et mystérieuse raison de leur départ de l'Académie nationale de musique
Titre de chapitre le plus court : XXVIII. Epilogue

Personnages principaux : le Fantôme, Christine Daaé, le vicomte Raoul de Chagny, les directeurs de l'Opéra, Mme Giry, la Carlotta, le Persan
Lieux où se déroule l'action: l'Opéra de Paris et Perros-Guirec
Signature du Fantôme : F de l'O.
Opéra joué à l'Opéra : Faust
Derniers mots de l'histoire : ce n'est pas un squelette ordinaire.

Lu en novembre, à bord.

mardi 8 juillet 2008

Les mondes d'Ewilan


Après avoir achevé la quête d'Ewilan sur les rivages de "L'île du Destin", je poursuis la lecture de ses aventures par la lecture de la deuxième trilogie de Pierre Bottero consacrée à son héroïne : les Mondes d'Ewilan.

J'ai déjà exploré les mystères peu rassurant de "La Forêt des Captifs" et suis, désormais, Ewilan sur le chemin de "L'Oeil d'Otolep". Il me tarde de me lancer à l'assaut des "Tentacules du Mal".

Ces deux trilogies sont finalement bien prenantes. La seconde dévoile un peu plus du passé des différents protagonistes de l'histoire en introduisant quelques petits nouveaux toujours aussi bien peint pas l'auteur. Certes, on sens que cette suite est un ajout. La 'Quête' se suffit à elle-même et peut sans mal se passer des 'Mondes'. Mais ce monde est tellement attachent, qu'il aurait été vraiment dommage de le quitter trop vite, sans en avoir exploré tous les recoins.

Le seul bémol que j'aurais tendance à formuler concerne le stéréotype de certains des personnages et encore plus la ressemblance qu'il peut y avoir entre les personnages féminins de l'histoire. Belles, indépendantes, guerrières et sauvages, les femmes de l'histoire sont aussi indomptables que félines. L'héroïne n'est pas en reste, son intelligence et sa maîtrise du Don du Dessin remplaçant sans mal le sabre et les griffes de ses deux farouches amies.

Les héros masculins ne sont pas en reste. Ils sont puissants, souples et mortellement efficace.


Il manque à cet univers des personnages plus ambivalents. Pour l'instant, seul le jeune Illian semble avoir une part d'ombre dissimulée par l'innocence de sa jeunesse. Mais je suis encore loin de la fin et j'espère faire encore d'heureuses découvertes avant d'en arriver au dernier point de cette aventure.

mercredi 11 juin 2008

D'un monde à l'autre


Une couverture colorée, un titre sympathique... il ne m'en fallait pas davantage pour me plonger dans la quête d'Ewilan.
D'autant que j'avais depuis longtemps repéré cette série de bouquin et que j'avais commencé, comme une voleuse, à en picorer quelques mots.


Encore un conte pour enfants, me direz vous ?
Tout à fait. Mais que puis-je y faire si ma jeune âme raffole de ce genre d'histoire. D'autant que celle-ci est entrainante et facile à suivre. Elle ne se lit pas, elle se dévore. J'ai d'ores et déjà terminé le premier tome et presque entièrement parcourut 'Les Frontières de Glace'. Bientôt je me plongerai dans 'L'Ile du Destin' pour achever la première trilogie.

Par chance il y en a une seconde à suivre... et même une troisième. Je ne suis pas prête de quitter Gwendalavir.

Tout commence quand une jeune fille âgée de 4 900 jours et des poussières se retrouve par hasard dans un autre monde, face à une sorte de lézard géant mâtiné de mante-religieuse. La créature lui promet une mort rapide mais la jeune fille lui échappe en revenant dans notre monde, incrédule. Ainsi commence l'histoire de Camille et de son ami Salim. La jeune fille découvre bientôt qu'elle est capable de faire basculer dans la réalité ce qu'elle imagine et que des créatures de l'autre monde la poursuivent dans le notre. Un beau soir, les deux adolescents retournent de l'autre côté pour y affronter des monstres de toutes sorte dans un univers médiéval alternatif où certains humains ont de surprenant pouvoirs.
Difficile d'en dire plus sans raconter l'histoire...

Les personnages sont peut-être un peu trop classique mais ils sont merveilleusement bien dépeint et attachants. Les aventures de nos jeunes héros, bien que trépidantes sont également assez attendues. L'originalité de cette saga est ailleurs. Elle réside dans l'invention par l'auteur, Pierre Bottero, d'une dimension invisible nommé l'Imagination. C'est là que les dessins imaginés par la jeune héroïne et d'autres Alaviriens prennent vit... et je dois avouer que j'aime assez cette conception des choses. D'autant que Gwendalavir recèle bien d'autres surprises que l'Art du Dessin.

Un Grand Pas sur le Côté et je retourne dans mon exploration de cet autre monde...

mercredi 16 avril 2008

3 roses bleues & 1 voeu

Un triptyque de 3 roses bleues pour 3 années

Et le renouveau d'un
'Vœu'

Je voudrais pour tes yeux la plaine
Et une forêt verte et rousse,
Lointaine
Et douce
A l’horizon sous un ciel clair,
Ou des collines aux belles lignes
Flexibles et lentes et vaporeuses
Et qui sembleraient fondre en la douceur de l’air,
Ou des collines
Ou la forêt…

Je voudrais
Que tu entendes
Forte et vaste, profonde et tendre,
La grande voix sourde de la mer
Qui se lamente
Comme l’amour ;
Et, par instant, tout près de toi,
Dans l’intervalle
De nos bras,
Que tu entendes,
Tout près de toi,
Une colombe
Dans le silence,
Et faible et douce
Comme l’amour,
Un peu dans l’ombre,
Que tu entendes
Sourdre une source.


Henri de Régnier ; Les Médailles d’argile

vendredi 4 avril 2008

The Mists of Avalon

Je m’en reviens d’un long voyage au pays enchanté des fées. Je m’en reviens d’un monde de légendes et de sortilèges, d’un univers de preux chevaliers et d’énigmatiques prêtresses.
Je m’en reviens des brumes d’Avalon dont j’ai achevé la lecture il y a quelques jours. Les dames du Lac m’ont accompagnées longtemps, je n’étais pas vraiment pressée de les quitter. J’ai un peu flâné en lisant, allant farfouiller dans mes livres de contes et légendes celles relatives au roi Arthur, me replongeant dans quelques films illustrant les exploits des chevaliers de la Table Ronde, écoutant les musiques louant le temps de l’épée Excalibur. Nombreuses sont les histoires tournant autour de cette épopée et elles présentent toutes des similitudes et des différences. Une part de réalité pour une part d’imaginaire laissé à l’interprétation de chacun.

Je me souvient avoir râlé en découvrant pour la première fois la description de Lancelot faite par dame Marion : un brun aux yeux sombres !!! Brun, je voulais bien, mais pas avec des yeux marrons. J’ai toujours imaginé Lancelot du Lac avec un physique typiquement breton : châtain aux yeux bleus. Mais qu’importe, l’histoire a su une nouvelle fois me happer et me transporter au cœur de cette belle légende vu au travers des yeux de Morgane la fée et de Guenièvre.

Ces Dames du Lac ont été adapté en téléfilm.
En voici quelques images accompagnées par la voix de Maire Brennan :



Quoi lire après ça ? Je ne sais pas encore, mais je trouverais sans doute quelque chose d’aussi prenant avant de repartir en mer…

mardi 5 février 2008

Weëna

Voilà déjà un petit moment que j'avais envie de parler de cette envoûtante BD découverte au hasard de mes lectures.
La couverture enneigée du premier tome avait su attirer mon regard. L'histoire a capté mon intérêt. Depuis, je suis régulièrement les aventures de cette jeune héroïne charismatique écrites par Eric Cobeyran et dessinées par Alice Picard. Cinq tomes sont déjà sortis et un sixième est en préparation.


Dans le royaume imaginaire et fantastique de Nym-Bruyn, le couple souverain fondateur eurent quatre enfants. Du premier descendent tous les souverains de ce royaume. Cette première lignée royale est connue sous le nom de 'Branche Maîtresse'. Du second enfant, partit errer dans tous le royaume, sont issus les descendants de la 'Branche Invisible'. Ceux-ci ont en commun les cheveux blancs et la peau dorée de leur ancêtre. Des deux derniers enfants est issue la 'Branche Morte', la branche maudite condamnée à l'exil et à la réclusion dans un lugubre château.

Une prédiction faite à la naissance de Weëna dit que l'enfant entraînera la destruction de son village. Mais son père déjà sous le charme singulier de la petite fille à la peau dorée et aux cheveux blancs décide contre l'avis de tous de la garder. Et pendant que Weëna grandi dans l'insouciance auprès d'un jeune pâtre, un sorcier prédit à l'ambitieux Morckoor issu de la 'Branche Morte' qu'il pourrait briser la malédiction et s'emparer du trône.
Une seule condition à cela : qu'il s'unisse selon un rituel sacré à l'une des descendante de la 'Branche Invisible'.

De nombreuses péripéties ont déjà secoué le destin de la belle Weëna et de son pâtre, et je gage que bien d'autres suivront. Morckoor et le sorcier Haggral sauront y veiller.


Il me tarde déjà de découvrir la suite de leurs aventures et de contempler les magnifiques illustrations qui les accompagnent.

mardi 15 janvier 2008

Les Compagnons du crépuscule

"Celle-ci dura, dit-on, cent ans...Rien ne la distingue vraiment de celle qui l'a précédée, pas plus que de celle qui l'a suivi...Comme la grêle et la peste, la guerre s'abat sur la campagne quand on s'y attend le moins. De préférence lorsque les blés sont lourds et les filles jolies..."

C'est ainsi que commence chacun des 3 tomes de cette étrange série médiévale écrite par François Bourgeon. L'intrigue se déroule pendant la guerre de Cent Ans dans un climat de violence et de superstition. Le terrifiant y côtoie le merveilleux, la violence y côtoie le sacré, les traditions chrétiennes y affrontent les croyances païennes.

Dans le Sortilège du Bois des Brumes, un bourru chevalier sans nom, un jeune paysan un peu niais et une pulpeuse rouquine débrouillarde naviguent entre deux univers réel et fantastique aussi effrayant l'un que l'autre. Nos 3 compagnons auront à faire à d'étranges lutins qui ressemblent beaucoup aux korrigans des légendes bretonnes. Les 3 personnages nous dévoilent leurs personnalités, leurs forces et leurs faiblesses.

Les Yeux d'étain de la Ville Glauque mêle davantage rêve et réalité. Un nouveau personnage apparait, la mystérieuse Yuna qui égrène le Chant des Séries tout au long de ce tome aux odeurs marines. On y apprend l'existence des monstrueux Duhards terrorisant le petit peuple et les pouvoir des pierres de lune ou des crapaudines. Je me souviens même y avoir lu la 'recette' de la naissance d'un basilic : il faut qu'un crapaud couve un œuf de coq !

Dans Le dernier Chant de Malaterre, les 3 compagnons arrivent en ville pour y passer l'hiver et se séparent. Trois femmes font leur apparition. Blanche, Neyrelle et Carmine sont chacune symbolisées par une couleur dont elles représentent la force associée. Blanc pour la pureté, Rouge pour la passion, Noir pour la destruction. Ce sont là les 3 couleurs qu'arborent le Chevalier sur son bouclier depuis le début de l'histoire. Cette forte symbolique clôt la série : le feu de la force rouge ravage la ville, les cendres de la noire la recouvrent ensuite avant que la neige de la blanche ne vienne pour effacer tout cela.

L'histoire n'est qu'un éternel recommencement...

mercredi 9 janvier 2008

Le Souffle des Dieux

Cela faisait un an que j'avais lu 'Nous, les Dieux' et un an que j'attendais avec impatience que la suite sorte en livre de poche. Le père Noël, me l'a déposé au pieds du sapin parmi de nombreux autres cadeaux.

Une chance, qu'il y ai pensé... autrement je me serais sentie bien désoeuvrée, seule, dans ma petite cabine avec mon gros rhume. Mes nombreuses courtes pauses m'auront suffit à dévorer cet ouvrage où une poignée d'humains, plus ou moins célèbres, s'affronte dans le divin jeu d'Y : faire évoluer leur peuple en prenant bien garde de ne pas se faire exterminer par les autres. A cela s'ajoute l'irrésistible envie des élèves-dieux d'aller explorer l'île d'Aeden en évitant les pièges tendus par les dieux de la mythologie grecque et les gardiens chimériques de cette île bien mystérieuse. A toutes ses aventure s'ajoutent aussi les désormais célèbres encarts de 'l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu' qui ponctuent le récit d'une mine d'informations et de connaissances en tout genre.

Certes ce énième opus de Bernard Werber reprend toujours les même thèmes. Certes, on a souvent l'impression d'être mené en bateau et de tourner en rond autour des éternelles mêmes questions existentielles. Mais malgré cette impression de répétition, l'auteur nous donne toujours matière à réfléchir sur notre condition d'être humain.
Il ne me reste plus qu'à attendre une autre année avant de connaître le fin mot de cette histoire de dieux. Juste le temps que 'Le Mystère des Dieux' apparaisse en format de poche.

mercredi 19 décembre 2007

Frisson d'hiver

Il fait froid, si froid. Mes petites mains sont gelées malgré la douce chaleur du foyer. Dehors le froid est si mordant que les carreaux des vitres sont recouvert d'une bonne couche de glace. La rosée matinale sera encore toute transie demain.
C'est déjà l'hiver. Qu'importe que le calendrier nous place encore en automne. Les feuilles mortes ont depuis longtemps désertés les branches nues des arbres que le blanc à recouvert. C'est un temps à rester au chaud, a contempler les lumières du sapin, à regarder de vieux albums photos, à lire...




Cette pendule de Saxe, qui retarde et sonne treize heures parmi ses fleurs et ses dieux, à qui a-t-elle été ? Pense qu’elle est venue de Saxe par les longues diligences autrefois.

(De singulières ombres pendent aux vitres usées.)

Et ta glace de Venise, profonde comme une froide fontaine, en un rivage de guivres dédorées, qui s’y est miré ? Ah ! je suis sûr que plus d’une femme a baigné dans cette eau le péché de sa beauté ; et peut-être verrais-je un fantôme nu si je regardais longtemps.

— Vilain, tu dis souvent de méchantes choses..

(Je vois des toiles d’araignées au haut des grandes croisées.)

Notre bahut encore est très vieux : contemple comme ce feu rougit son triste bois ; les rideaux amortis ont son âge, et la tapisserie des fauteuils dénués de fard, et les anciennes gravures des murs, et toutes nos vieilleries ? Est-ce qu’il ne te semble pas, même, que les bengalis et l’oiseau bleu ont déteint avec le temps ?

(Ne songe pas aux toiles d’araignées qui tremblent au haut des grandes croisées.)

Tu aimes tout cela et voilà pourquoi je puis vivre auprès de toi. N’as-tu pas désiré, ma sœur au regard de jadis, qu’en un de mes poèmes apparussent ces mots « la grâce de choses fanées » ? Les objets neufs te déplaisent ; à toi aussi, ils font peur avec leur hardiesse criarde, et tu te sentirais le besoin de les user, ce qui est bien difficile à faire pour ceux qui ne goûtent pas l’action.

Viens, ferme ton vieil almanach allemand, que tu lis avec attention, bien qu’il ait paru il y a plus de cent ans et que les rois qu’il annonce soient tous morts, et, sur l’antique tapis couché, la tête appuyée parmi tes genoux charitables dans ta robe pâlie, ô calme enfant, je te parlerai pendant des heures ; il n’y a plus de champs et les rues sont vides, je te parlerai de nos meubles... Tu es distraite ?

(Ces toiles d’araignées grelottent au haut des grandes croisées.)


Stéphane Mallarmé — Divagations
Anecdotes ou poèmes.

dimanche 28 octobre 2007

Thorgal

J'ai découvert l'univers foisonnant de la BD assez tardivement : entre mes dernières années de lycée et mes premières années de fac. Durant ma vie d'étudiante surtout.
Avant, je ne connaissais guère que les 'Tintin' et les 'Astérix' que je lisais pendant les grandes vacances. J'aimais beaucoup l'humour présent dans les 'Astérix' que l'on redécouvre à chaque lecture. Mais je préférais encore les 'vrais' livres.


Jusqu'au jour où je me suis mise à lire d'autres BD. Lusci m'avait parlé des 'Thorgal'. Une longue série où un héros viking d'origine étrangère est plongé dans des aventures fantastiques. Cette association d'histoire, de mythologie scandinave et de fantastique ne pouvait que me séduire et m'a séduit.


Thorgal est un peu la première série BD que j'ai découverte. Je l'ai lu et relu au point de vouloir absolument tous les albums afin de ne plus être tributaire d'une bibliothèque où d'une librairie pour les lire.


Le scénario est toujours intéressant surtout dans les tomes formant un cycle complet à suivre comme le cycle de Qâ. Quant aux dessins ils sont vraiment excellents et ne cessent de s'améliorer, se dotant de plus en plus de détails et de couleurs. Cela est particulièrement visible sur les derniers albums.


Ma collection s'arrête là pour le moment. Il me reste encore de nombreux albums à obtenir au fil de Noël, d'anniversaire, de fête et d'autres occasions...
J'ai lu après Thorgal bien d'autres BD. Certaines m'ont marqué, d'autres moins. Thorgal reste cependant, pour moi, une référence en la matière.

Aujourd'hui, 30 ans après la parution du premier album, Van Hamme a laissé sa place au scénariste Yves Sente pour poursuivre l'aventure avec le jeune Jolan, le fils de Thorgal. Sa première aventure, intitulée 'Moi, Jolan' est sortie ce mois ci avec toujours Rosinki au dessin.
Pourvu que leurs aventures durent encore 30 ans.

dimanche 30 septembre 2007

La Quête de l'Oiseau du Temps

Voici une BD que j'ai découverte il y a déjà un moment lors de mes lectures vagabondes de mes années de fac. Je ne me souviens plus trop par quel hasard j'étais tombée dessus mais, en revanche, je me souviens parfaitement avoir dévoré les 4 tomes du premier cycle en un instant et de les avoir relus plusieurs fois par la suite.

L'oeuvre est signé Le Tendre pour le scénario et Loisel pour les dessins. Le second étant plus connu pour son 'Peter Pan' que pour cette étrange BD se déroulant dans un Moyen âge alternatif d'un autre monde peuplé de créatures plus étranges les unes que les autres et présentant des héros pour le moins inattendu. Car nul n'est ce qu'il semble être dans cette histoire et bien des mystères ne nous sont dévoilés qu'à l'extrême fin de l'aventure faisant basculer toutes nos convictions.


Le deuxième cycle entamé dix ans après la fin du premier cycle est un pré-quel racontant les premières aventures du héros vieillissant présent dans le premier cycle. Cette nouvelle histoire devrait compter trois tomes dont un seul est paru à ce jour... le sixième tome de la série ne devant paraître qu'à la fin de cette année. Cependant on n'y retrouve pas le même souffle épique qui traverse le cycle original datant tout de même des années 80.