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dimanche 22 janvier 2012

Mer d'hiver

Le temps passe.


L'hiver glisse sur la mer.

Les jours gris s'écoulent entre pluies et vents.

Le froid n'est pas venu et le soleil brille rarement.

Mais lorsqu'il illumine le ciel chargé de nuages,
sa lumière n'en est que plus belle.

Alors mes pas me mènent au bout du monde,
aux frontières du ciel et de la terre,
Aux pieds de la mer d'hiver.

samedi 22 octobre 2011

Deux mois de silence

Une longue absence.
Deux mois de silence.
Un passage en suspend.

Deux mois de silence pour un changement de vie.
La fin des galères et le début d'une nouvelle aire.

Il m'était devenu impossible de reprendre la mer dans les circonstances qui m'ont amenées à regagner péniblement le rivage à la nage. J'ai passé un été long, rongée par le doute, plongée dans les fonds dépressifs de l'échec. Les vicissitudes qui m'avaient jetées par dessus bord me harcelaient au fond de mon trou, m'empêchant d’apercevoir le bout du tunnel.
Et pourtant, la lumière revint plus vite que je ne l'avais espéré.

Une fragile bouteille jetée à la mer par mon chéri fut miraculeusement sortie des eaux presque aussitôt. . Un message me parvint par la Grande Toile m'offrant l'opportunité d'une nouvelle vie professionnelle à laquelle je n'avais pas même pas eu le temps de songer. J'eu à peine le temps d'esquisser une vague préparation à cet entretien inespéré pour un poste bien loin des prétentions énoncées dans mon CV. Mais qu'importe. Après tout, cet essai grandeur nature serait un bel entrainement pour un éventuel autre futur entretien.
L'entrainement tourna court : à ma plus grande surprise l'essai fut transformé !

Il ne me restait plus qu'à me débarrasser une bonne fois pour toute de mon boulet de galérienne. Entreprise ô combien ardue qui tourna vite au ridicule. Après les efforts déployés par la direction des galères pour me pousser à abandonner le navire, leur façon de faire trainer mon départ me paru autant risible et pathétique que profondément agaçant.

Mais qu'importe après 15 longs jours de renvoi de balle, j'étais libre de m'envoler vers un nouvel horizon. Un horizon parfaitement inconnu, un nouveau monde à appréhender mais comme les nouvelles découvertes m'ont toujours passionnées j'étais aux anges. Et je le suis toujours.
Maintenant il ne me reste plus qu'à apprivoiser mes nouvelles missions et apprendre à voler de mes propres ailes dans mon nouvel univers. Le premier mois d'essai s'est bien passé. Il ne me reste que trois autres mois de mise à l'épreuve à franchir avant de pouvoir me considérer comme faisant partie intégrante de ma nouvelle équipe.

Une chose est sûre :
Je suis heureuse de travailler à terre
et de rentrer à bon port tous les soirs :)

dimanche 17 juillet 2011

An Erer Kozh

Pour une première, c'était une première !

Ma toute première venue au festival des Vieilles Charrues (Erer Kozh en breton). Et j'ai survécu. A la pluie, aux sons, à la terre mille fois piétinée et surtout, surtout, à la foule !!! La foule en marche, la foule qui s'amasse, qui s’agglutine, qui s’amoncelle, la foule assise, la foule debout, la foule partout.

Ce fût un vrai acte de bravoure pour l'agoraphobe que je suis de me retrouver au milieu de toute cette masse mouvante de gens réunis dans la Prairie face à la scène Glenmor. Là, entre pluies et éclaircies, bien au chaud contre mon chéri et quelques de ses amis, j'ai assisté, assez stupéfaite, aux concerts de Yannick Noah et de Supertramp. Et c'était bien. Vraiment. Malgré la foule, la pluie, le mal au dos et les pieds meurtris à force de rester debout. C'est dire !

Pour une première, c'était inattendu
et pour tout dire, j'y retournerais bien... l'an prochain :D

jeudi 7 juillet 2011

Entre deux eaux

Mes deux pieds à terre,
Pensées prisonnières,
Le cœur à zéro,
Entre deux eaux :
Le poids des galères
Me fait bien des misères...

samedi 2 juillet 2011

Toujour là

Je suis toujours là.
J'essaye de tenir bon contre vents et marées. Surtout contre marées en fait. D'ailleurs je suis toujours là. Sur terre. Pas à bord. Pas seule, à voguer sur les grandes eaux.
Je n'ai pas embarqué hier. J'avais pourtant préparé mes affaires. Soigneusement. Et puis un grain de sable (maudit) a anéanti mon frêle château de carte. Conséquence : Mon médecin m'a encré à terre quelques jours de plus.

Reprendre le souffle perdu. Retrouver le sens du vent.
Espérer le calme
Attendre que passe la tempête...

jeudi 16 juin 2011

Après les vacances

Le retour des vacances est dur. Très dur. Abrupte même.
Les maux passés sont remontés à la surface avec virulence et ma reprise sur les galères, dès demain, s'annonce comme un chemin de croix. Il me devient difficile de poursuivre sur cette voie maritime qui prend l'eau de tout côté et je cherche de plus en plus une bouée de sauvetage pour m'échapper avant de couler à pic dans ce marasme sans fond.

Mais ne parlons plus des choses qui fâchent.

Je reviens de vacances. De belles et reposantes vacances sur les côtes de la Méditerranée, de belle et enrichissantes vacances au bord de la Dordogne. Sans compter les quelques étapes qui ont ponctué notre "petit tour de France".
Oublions donc les mauvais démons qui me harcèlent sans relâche depuis mon retour et noyons-les au beau milieu du récit de notre voyage d'heureux vacanciers.

jeudi 19 mai 2011

Les maux du large

De retour,
Je suis enfin de retour. Chez moi.

J'ai quitté les entrailles de ma galère il y a 2 jours et je peine encore à m'en remettre. Alors que les dernières marée à bord de mon bateau s'étaient déroulées dans une agréable ambiance de travail, ces derniers jours à bord se sont grandement rapprochés de l'enfer.
Mon chef direct et le grand manitou, tous deux en congés, ont laissé leurs places respectives à deux remplaçants des plus odieux qui sont parvenu à plomber la bonne humeur de l'équipage habituel. Et puis, petit à petit, ces parasites sont parvenus à me faire perdre pieds dans mon boulot jusque là bien réglé. J'ai du louvoyer entre remarques déplacées, reproches infondés, demandes exagérées et ultime calomnie. Et je ne sais comment j'ai pu tenir jusqu'au bout sans déclarer forfait. Au final, et pour la première fois, je me suis laissée aller à hausser la voie en face de ma chef parvenue à faire entrer en ébullition le vase de ma tempérance au bord de l'explosion !

Ces sept jours passés à devoir me contenir et à tenter de me résonner en répétant inlassablement le compte à rebours des jours restant ont laissé des traces. Une vilaine boule d'angoisse tapie dans un coins de mon estomac s'est accrochée à moi avec une belle hargne. Le sommeil m'a fuit laissant place à des nuits presque blanches à contempler l'océan. La fatigue s'est abattue sur moi comme un fauve affamé sur sa proie. Et, profitant de si belles conditions, un méchant virus est venu colorer ma gorge d'écarlate et transformer mon nez en une fontaine intarissable.

Bientôt, je m'en irais visiter le général qui me donnera les munitions adéquate pour combattre tout ça.
Bientôt, la douceur des jours de liberté me feront oublié l'âpreté de ces derniers jours.
Bientôt, tout cela sera jeté au fin fond du grenier des mauvais souvenirs...

samedi 7 mai 2011

Soupe au pistou

Voilà un plat tout droit venu de ma Provence natale qui nécessite un pistou, c'est à dire un pilon (et de préférence en bois d'olivier). Pour faire cette bonne soupe très épaisse il faut tout plein d'ingrédients :


Des légumes frais : 2 belles courgettes ; 1 pomme de terre ;
1 carotte ; 1 poireau et 2 gousses d'ail.
Des légumes en boite : 1 grande boite de macédoine de légumes (avec des carottes, des petits pois, des haricots verts...) ;
1 petite boite de haricots rouges ; 1 grande boite de tomates pelées.
Six ou huit grosses saucisses (les plus sèches possible et non fumées) ; 3 bonnes poignées de pâtes (coquillettes) ; du gruyère râpé ; de l'huile d'olive.
Et surtout du basilic frais ^___^


Une fois tous les ingrédients sur la table il faut couper tous les légumes frais en tous petits morceaux et les mettre dans un auto-cuiseur (surnommé affectueusement cocotte). Puis il faut ajouter la macédoine de légumes, les haricots rouges et les tomates pelées coupées en petits morceaux. Penser à garder le jus des tomates pour plus tard !


Bien mélanger le tout et ajouter les saucisses coupées en 3 et les 3 poignées de coquillettes. Saler (1 cuillère à café) et poivrer puis ajouter de l'eau (environs 2 bocaux de macédoine rempli d'eau). Mettre à cuire dans la cocotte pendant 30min.


Pendant que ça cuit, il faut préparer le pistou. Dans un pilon écraser les gousses d'ail et le basilic frais puis mélanger cette mixture avec le jus de tomate dans un grand saladier. Verser le mélange dans la cocotte à la fin de la cuisson et ajouter un peu de gruyère rappé juste avant de servir.


Il ne reste plus qu'à déguster !

vendredi 6 mai 2011

Joli mois de mai

Partie sur les flots à la fin d'un moi d'avril anormalement estival, je suis revenue sur terre au début d'un moi de mai "normal". Les températures ont baissé. Les nuages se promènent de nouveau dans le ciel. La pluie est revenue. Il aurait fallu, pour cette année, inverser le proverbe : "en avril ne te découvre par d'un fil, en mai fait ce qu'il te plait".
Ah! le joli mois de mai est bien capricieux... mais si charmant.

J'ai profité de ce début de mois pour inviter les parents à venir passer un peu de temps à la maison. C'est le moment de ressortir les marmites : avec ma maman, nous allons de nouveaux mitonner de bons petits plats ^__^

lundi 25 avril 2011

Six jours de repos

6 jours de repos passent vite,
surtout lorsqu'ils sont joliment remplis !

Jour 1 : Mercredi. Levé tardif, juste avant midi. Me traine lamentablement d'une pièce à l'autre, encore dans les brumes d'une indolente fatigue malgré le radieux soleil qui brille au dehors. Me lance dans un petit dessin au crayons aquarelles dans les ton verts... nymphe de papier inachevée. Grimpe sur mon vélo pour suivre son chéri parti courir. Parcours tranquille. Heureusement.

Jour 2 : Jeudi. Levé tardif. Encore. Poursuit la mise en couleur de la verte nymphe toujours inachevée. Attend le retour de mon prince pour aller chercher les ingrédients manquant au repas du lendemain.

Jour 3 : Vendredi. Levé matinal (9h30). Préparation du repas et cirage de chaussures (au sens propre). Leçon d'équitation sous le soleil, perchée sur le dos de Milord, le bien-nommé. Bonne douche. Promenade du soir sur le nouveau pont de Térenez. Impressionnant de courbure.


Jour 4 : Samedi. Levé matinal (8h30). Passage à la banque. Repas chez mes parents. Petit tour chez le cordonnier. Repas chez mes beaux-parents. Promenade du soir avec mon chéri et ma mal belle autour du lac de Plouvorn envahi de maudits moucherons. Tant pis pour les moucherons, c'est si agréable de se balader en famille. Retour à la maison bien après la tombée de la nuit.


Jour 5 : Dimanche. Levé matinal (8h30). Petit déjeuner copieux. Grimpe sur mon vélo pour suivre mon chéri parti courir avec son club. Passage devant la boulangerie. Odeurs d'enfance... Bel itinéraire à travers la campagne. Retour à la maison et grignotage (après l'effort, le réconfort). Ballade au parc du Stangalar pendant que mon chéri est au stade. Cinéma ensuite, tous les deux, en amoureux. La fille du puisatier à des accents de la Provence. Enfance.


Jour 6 : Lundi. Levée matinal (8h00). Un peu de rangement, un peu de ménage et la préparation de la valise annonçant le maudit départ du lendemain. Deux courses pour le jardin : une table en bois et un rosier blanc. Montage de la table et plantation du rosier en début d'après-midi. Et puis, comme il fait un temps estival : plage.



Une semaine de repos bien remplie de bonheurs et de joies.
Le soleil et la famille y contribuent beaucoup.
Le temps, comme toujours est passé trop vite.
Demain je repartirai travailler sur les flots
en rêvant à mes prochains 6 jours de liberté :D

samedi 9 avril 2011

Brumes sur la grève

Jadis, au temps où j'étais encore étudiante, je m'en allais sur les routes de campagnes à la découverte de ma région d'adoption. C'est ainsi que peu avant la tombée de la nuit d'une belle journée de printemps j'arrivais sur les berges des grèves du Vougot. Elles se trouvent aux portes de Guissény, un petit bourg breton du pays Pagan au nord du Finistère sur une côte sauvage dite des légendes ou des naufrageurs.

Là, une dentelle de dunes et une vaste plage séparent les terres de la mer. Là, des vagues viennent mourir en silence sur le sable fin. Le gris-bleu de la mer vient se fondre au gris-blanc de la grève.


Hier, un doux voile de brume s'était glissé entre la terre et le bleu du ciel. Un voile si fin que l'on distinguait sans peine le soleil à travers. Hier, avec mon aimé, on est allé se promener sur les grèves du Vougot.
Tournant le dos au soleil on a marché sur les dunes observant le bleu des eaux calmes et les quelques promeneurs qui avançait non loin de nous. Et puis nous sommes descendu sur la grève et avons face au soleil à peine dissimulé dernière les brumes. La mer devint grise, le sable plus blanc. Et dans le contre jour, les passant se changèrent en ombres.

mercredi 6 avril 2011

En avril, le soleil brille

Ce n'est pas un proverbe connu, mais le Sage pourrait bien l'adopter en ce beau mois de d'avril ensoleillé.
Hier, les rayons d'un chaud soleil m'ont rappelé que la lumière naturelle est infiniment plus belle que celle, artificielle, qui règne en maitre à bord de ma galère. L'air libre est aussi bien plus doux que la climatisation du bord qui assèche mon épiderme.
En un mot, retrouver sa liberté sous un radieux jour de printemps est tout simplement merveilleux. D'autant plus lorsqu'on a la chance de ne pas avoir à conduire sur la route du retour. Je me suis laissée aller à somnoler un peu entre deux bribes conversations quelques part entre la Normandie et la Bretagne. Je n'ai repris le volant de ma voiture que pour parcourir les derniers kilomètres qui me séparés encore de chez-moi.

A peine arrivée, je me suis émerveillée de voir combien les plantes du jardin avaient poussées en 7 jours d'absence. Et puis, j'ai sauté dans les bras de mon chéri qui n'avait pas changé. Enfin, épuisée mais si heureuse d'être de retour dans mon petit nid, je me suis endormie. Juste avec la nuit.

dimanche 27 mars 2011

Le temps d'un week-end

Un week-end ça passe vite. Surtout lorsqu'il est bien rempli.
Samedi matin, j'ai enfourché mon vélo pour suivre mon chéri parti s'entrainer pour un prochain marathon. J'ai ainsi pédalé pendant plus de 25km. Il faisait beau et j'ai profiter de cette promenade sportive pour cueillir quelques fleurs le long de la route.
Le soir, nous avons fêté comme il se doit l'anniversaire de mon coureur préféré. C'est là une belle occasion de se réunir en famille :)
Le lendemain, mon chéri armé d'un an de plus a étrenné ses nouvelles baskets sur une course de 10km. A le voir courir je peux affirmer que je ne suis pas prête de le rattraper. Je suis donc allée sagement l'attendre sur la ligne d'arrivée.
La fin du dimanche ne fut pas longue à suivre.

vendredi 25 mars 2011

1 journée bien remplie

Deux jour sur terre.
Deux journée passée à rien faire. A part dormir et contempler ciel et jardin des fenêtres. Deux jours de repos et de paresse à attendre que la fatigue disparaisse.
Lentement. Comme un mauvais rêve.

Puis aujourd'hui, l'envie m'est venue de rattraper le temps perdu mercredi et jeudi : lévée plus tôt, j'ai pu faire un peu de cuisine, un peu de tout et de rien entre les murs de ma demeure et dans le jardin, une belle ballade agrémentée par la prise de nombreuses photos et même un peu de cheval.

De retour chez moi, encore grisée par le déroulée de cette folle journée, la fatigue est revenue se glisser sous ma peau comme une chape de brume trop lourde à porter. Il se fait tard, Morphée m'appelle...

Demain, peut-être, la fatigue sera loin. Demain, j'ouvrirai les yeux sur une nouvelle journée à remplir. Qui, je l'espère, sera aussi belle qu'aujourd'hui :)

jeudi 24 mars 2011

Retour au printemps


Au lendemain du premier jour du printemps,
j'ai regagné la terre ferme
après une semaine de plus passée à naviguer sur les flots.
Au lendemain du premier jour du printemps,
le ciel était bleu, le soleil brillait haut et fier dans le ciel.
Au lendemain du premier jour du printemps,
il faisait beau et plus chaud qu'aux derniers jours de l'hiver.
Au lendemain du premier jour du printemps,
les chants des oiseaux emplissaient l'air doux
délicatement parfumé d'odeurs nouvelles.
Au lendemain du premier jour du printemps,
primevères et bouquets de jonquilles avaient éclot
au pied des talus longeant la route du retour.
Au lendemain du premier jour du printemps,
Le printemps était là.



Tout simplement :)

samedi 12 mars 2011

Près de la mer


Ce samedi, d'humeur un peu mélancolique, je suis allée faire un tour près de la mer.


Le bleu-gris à perte de vue, le chant des vagues, la danse des embruns et les odeurs marines sont autant de baumes qui savent apaiser mon cœur.


Assise sur un rocher surplombant l'immensité liquide, des nuages de plomb au dessus de ma tête, j'ai laissé errer le flot de mes pensées entre ciel et mer.


Et puis, comme rincée de toutes ondes mélancoliques par la contemplation de tant de merveilles, j'ai repris le chemin des terres où coulent de calmes ruisseaux et se dressent quelques petites chapelles.

vendredi 11 mars 2011

Sur la route

Revenant de ma dure marée de labeur, je me suis arrêtée au bord de la route pour une petite pause bien méritée. Il faut dire que 400km, c'est long !


Et là, sur cette aire de repos, sortant d'un talus bordant la voie express il y avait un petit lapin. Un petit lapin qui vaquait tranquillement à ces occupations sans que personne ne l'ai remarqué. Un petit lapin pas bien farouche qui m'a laissé l'approcher suffisamment pour que je le vois grignoter un petit brin d'herbe. Et puis, comme il était venu, il reparti se cacher dans les herbes folles me laissant simplement heureuse de l'avoir vu :)

jeudi 10 mars 2011

Dure reprise

Après avoir passé sept jours en mer, me voici enfin de retour sur terre. Cette première marée fut rude. Pénible. Et longue. Presque interminable pour tout dire.

J'ai passé de nombreuses heures à courir d'un poste à l'autre sans avoir vraiment le temps de reprendre mon souffle. Les longues journées se sont ainsi succédées les unes aux autres, seulement entrecoupées de quelques siestes semées aux quatre vents et de nuits si courtes que je me réveillais avant d'avoir eu le temps de goûter au repos d'un bon sommeil. Morphée avait du déserter le gris des flots cette semaine... et je redoute déjà la prochaine.

Le Marchant de Sable viendra-t-il en mer déposer un peu de sa poussière magique au bord de mes paupières lourdes de fatigue ?

mardi 1 mars 2011

Départ

Me voilà partie pour une semaine de dur labeur en mer.
Comme à chaque nouveau départ, une écharpe d'angoisse m'enveloppe. Elle s'en ira à mon retour sur terre... la semaine prochaine.

mercredi 23 février 2011

Last days of Liberty

Le temps passe.

Le sable tombe
Grain après grain.
L'eau coule.
Dégringole.

Le mois devient semaine.
Les jours deviennent des heures.
Bientôt sonnera l'heure du départ.

Et je compte,
Désespérément,
Le temps qu'il me reste
Avant de reprendre la mer,
M'accrochant, avec hargne,
A mes derniers instants
De liberté...