samedi 22 octobre 2011

Deux mois de silence

Une longue absence.
Deux mois de silence.
Un passage en suspend.

Deux mois de silence pour un changement de vie.
La fin des galères et le début d'une nouvelle aire.

Il m'était devenu impossible de reprendre la mer dans les circonstances qui m'ont amenées à regagner péniblement le rivage à la nage. J'ai passé un été long, rongée par le doute, plongée dans les fonds dépressifs de l'échec. Les vicissitudes qui m'avaient jetées par dessus bord me harcelaient au fond de mon trou, m'empêchant d’apercevoir le bout du tunnel.
Et pourtant, la lumière revint plus vite que je ne l'avais espéré.

Une fragile bouteille jetée à la mer par mon chéri fut miraculeusement sortie des eaux presque aussitôt. . Un message me parvint par la Grande Toile m'offrant l'opportunité d'une nouvelle vie professionnelle à laquelle je n'avais pas même pas eu le temps de songer. J'eu à peine le temps d'esquisser une vague préparation à cet entretien inespéré pour un poste bien loin des prétentions énoncées dans mon CV. Mais qu'importe. Après tout, cet essai grandeur nature serait un bel entrainement pour un éventuel autre futur entretien.
L'entrainement tourna court : à ma plus grande surprise l'essai fut transformé !

Il ne me restait plus qu'à me débarrasser une bonne fois pour toute de mon boulet de galérienne. Entreprise ô combien ardue qui tourna vite au ridicule. Après les efforts déployés par la direction des galères pour me pousser à abandonner le navire, leur façon de faire trainer mon départ me paru autant risible et pathétique que profondément agaçant.

Mais qu'importe après 15 longs jours de renvoi de balle, j'étais libre de m'envoler vers un nouvel horizon. Un horizon parfaitement inconnu, un nouveau monde à appréhender mais comme les nouvelles découvertes m'ont toujours passionnées j'étais aux anges. Et je le suis toujours.
Maintenant il ne me reste plus qu'à apprivoiser mes nouvelles missions et apprendre à voler de mes propres ailes dans mon nouvel univers. Le premier mois d'essai s'est bien passé. Il ne me reste que trois autres mois de mise à l'épreuve à franchir avant de pouvoir me considérer comme faisant partie intégrante de ma nouvelle équipe.

Une chose est sûre :
Je suis heureuse de travailler à terre
et de rentrer à bon port tous les soirs :)

dimanche 21 août 2011

Albi

Après un doux week-end passé chez ma sœur au bord de la rivière, nous avons repris la route sous le soleil matinal. Empruntant un temps les routes sinueuses traversant les Montagnes Noires nous avons gagné la cité albigeoise.


Albi. Voilà bien une cité marquée par le passé. Impossible de détacher son nom de celui des albigeois qui, au Moyen Age étaient synonyme de cathares et donc d'hérétiques !

Et pourtant, en cette ville trône majestueusement une splendide cathédrale aussi imposante qu'étonnante. L'élégante géante de briques rouges dévoile ses allures de château fort au détour de quelques rues marchandes.

Plus on s'en approche et plus on se sent ridiculement minuscule devant la hauteur de ses murs côtoyant le bleu vif du ciel.



Ce n'est qu'une fois à l'intérieur que la forteresse redevient cathédrale. Une cathédrale riche de lumière filtrant entre les vitraux, riche de fresques, de statues et de tableaux. Une cathédrale ou la fraicheur contraste agréablement avec l'écrasante chaleur du dehors.

Un monde à part dont on ressort ébloui par la forte luminosité du dehors.


Et puis au détour d'autres rues, nous avons poussé la porte d'un cloitre tranquille et verdoyant. Un lieu hors du temps.


Quelques heures à peine après notre arrivée, nous reprenions la route, avec l'idée d'y revenir... un jour.

dimanche 31 juillet 2011

Ciel d'or

Après l'orage
Le ciel s'enflamme
D'or et de lents
Nuages
Qui étirent leurs âmes
Vers l'astre ardant
Jusqu'à tinter de feu
Leurs rivages
Flamboyants.

Après l'orage
Le ciel s'enflamme
D'or d'encens et d'images
Embrasant l'univers
De mille oiseaux de lumière.

jeudi 28 juillet 2011

Le Foulon


Nous avons quitté les rives de la Méditerranée sous un orage magistral pour faire route vers le havre de paix où ma petite sœur et son compagnon ont élu domicile, à quelques encablures de la belle cité de Carcassonne. A la nuit tombée, nous étions sur le chemin du Foulon.

C'est là, dans ce paradis de verdure que nous avons goûté à un doux repos bercés par l'ombre des grands arbres, le tintement des gouttes de pluie et le murmure de la rivière.


C'est là aussi que j'ai pu faire une belle ballade à cheval sur le dos de Sinaï avec le compagnon de ma sœur juché sur le dos de Lisa et leurs amis cavaliers. Un pur moment de bonheur malgré quelques douleurs aux fessiers qui n'ont pas manqué de se manifester après cette longue promenade.


Chevaux et cavaliers avaient bien mérité une belle soirée de repos après une telle chevauchée.


Le dimanche soir ma sœur, son compagnon et ses amis nous ont emmené à la cabane de la forêt de la Loubetière.



Au cœur de ce majestueux domaine vert nous avons discuté de tout et de rien jusqu'au crépuscule avant de regagner la douce chaleur du feu de cheminée qui crépite doucement au Foulon... et ce n'est pas Patachon, le chien de la maison, qui dira le contraire ;-)
Ce bonheur là est simple comme un poutou de Lisa ^___^