jeudi 16 août 2007

15 Août

C'était hier, c'était la tempête, la tempête du 15 Août.

Depuis que je suis toute petite, j'ai passé mes vacances en Bretagne, à Carantec. Depuis que je suis toute petite, j'aime la Bretagne et j'aime le vent qui vient de la mer. Ma Maman me racontait qu'alors que je savais à peine marcher, je me tenais sur la pointe du Cosmeur, les bras en croix face à ce souffle murmurant "Le Vent, le vent"... Heureuse.
Je me souviens, plus tard m'être sentie comme possédé par la force qui se dégageait des tempêtes de la fin des vacances. Je me souviens comme je les attendais ces tempêtes, ces vents venus de la mer, dessinant comme de gigantesques fleurs à la surface de l'eau. Je me souviens de la couleur des lourds nuages d'un gris d'orage, d'un gris anthracite presque noir et de leur contraste avec d'autres innocents nuages blancs. Je me rappelle la magnificence des rayons du soleil qui transperçaient le tout avec force, rendant chaque éclat de lumière plus intense, chaque coin d'ombre encore plus sombre. L'odeur de la pluie, de la terre, du sable, du varech et de l'écume des vagues... Tout, tout était plus intense. Ces jours me hantais lorsque j'étais loin d'elle, loin de ma Bretagne et de ses tempêtes.
Souvent, la première de l'été avait lieu le 15 Août, de tout temps il en fut ainsi : ma Maman en avait l'habitude. Elle me racontait que du temps où elle était plus jeune, les régates du 15 Août se déroulaient soit sur une mer d'huile dans un parfais calme plat, soit dans la tempête. Je me souviens des calmes plats de mes dernières régates...

Hier c'était la tempête, la tempête du 15 Août, de retour... pour ma plus grande joie.

mercredi 8 août 2007

Huit

Le Chant des Séries : Série du nombre Huit.

Huit vents qui soufflent,
Huit feux avec le Grand feu,
Allumés au mois de mai sur la montagne de la guerre.
Huit génisses blanches comme l’écume,
Qui paissent l’herbe de l’île profonde ;
Les huit génisses blanches de la Dame.

Le chant des Séries est issu de la série des "Compagnons du Crépuscule : "Les Yeux d'étain de la ville glauque" de François Bourgeon. Son origine est une ancienne chanson bretonne intitulée 'Ar Rannoù' (Les Séries) extraite du "Barzhaz Breizh".

lundi 6 août 2007

Sans girouette

Ce n'est pas toutes les semaines qu'il fait beau comme ça! Pas tous les week-ends non plus... surtout ces derniers temps où on avait plus l'impression d'être en novembre qu'en juillet. Mais depuis qu'août est arrivé, le soleil est enfin revenu mettre un peu de bleu au ciel et de baume au cœur.

Ce week-end était vraiment radieux, idéal pour sortir en mer. Nous avons donc pris le temps de gréer la Brise, de trimer comme deux bœufs pour l'emmener jusqu'à la mer (lointaine) pour qu’il nous emmène ensuite glisser sur les eaux bleues de la baie. Cette baie dans laquelle j'ai appris à naviguer et qui me rappelle tous pleins de souvenirs. Cette baie dont je connais le nom des plages, des falaises, des îles et des bouées par cœur. Une bien jolie ballade. Le seul et unique hic de ce petit tour en mer fut que la girouette ne nous indiquait pas d'où venait le vent mais uniquement le ciel. La faute aux vents de juillet qui avait fait sortir la girouette de ces gongs... et comme elle est plantée à a cime du mât, il nous fut impossible de la remettre en place avant de prendre la mer. Pas si grave, même s'il était plus difficile d'optimiser la position des voiles sans elle. Mais, après avoir lavé la Brise à grande eau, je me suis rendu compte que la girouette c'était purement et simplement envolée.

Disparu le bout de tissu rouge sang
Tout cousu de fils blanc
Par les dix doigts de ma Maman
Pour nous dire d'où vient le vent...
C'était pour la rime :)

Le lendemain, c'est donc sans aucun repère que nous sommes repartis en mer. Le vent soufflait plus fort, et surtout dans tous les sens. Mais cela ne nous à pas empêcher de retourner naviguer et de refaire un bon tour. Curieusement, le vent soufflait un peu moins fort au large. Nous avons néanmoins raté quelques virements de bord heureusement sans gravité... Il faudra encore nous entraîner à tourner sans celle qui tourne si bien dans le vent.

mercredi 1 août 2007

Cri du coeur : Ayé !

Ayé quoi ???
Ayé, fini la semaine de boulot ?
Ayé, j'suis d'retour à la maison ?
Ayé, l'été est enfin vraiment là ?...

Euh... ben, non..

AYE, je l'ai mon Harry Potter & the Deathly Hallows !!!
What else ???

La préparation à l'obtention du précieux bouquin fut longue :

J-22 : Première descente dans les rues de Plymouth de cette année et ce n'était pas pour faire les soldes, pas non plus pour acheter du thé... Non, si j'ai fait un aller-retour éclair dans notre port d'attache anglais c'était uniquement pour trouver un moyen d'obtenir le Précieux à un prix raisonnable (en accord avec mon porte-monnaie). Repérage concluant car j'y ai découvert la librairie magique proposant d'économiser la moitié du prix du Précieux en le réservant en avance. Intéressant, ça... mais ne serait-ce pas trop beau pour être vrai ?

J-18 : Je pianote sur mon ordi le nom de la librairie proposant cette offre, histoire de voir si cette offre alléchante ne dissimule pas quelques pièges inconnus. Et oui, elle est méfiante la Stol'. Non, point de piège en vu, tout à l'air en ordre. OUAI !

J-7 : Retour à Plymouth, direction la fameuse librairie. Objectif : commandé MON Harry Potter 7 à moi. Ah! Quelle sensation de bonheur et de pleine satisfaction une fois le sésame de la réservation en main !

J-4 : Me revoilà repartie en expédition dans les rues de Plymouth afin de réserver trois autres exemplaires du Précieux pour d'autres membres de l'équipage (dont ma sympathique coloc' de salle de bain). Trop gentille, que je suis :). Pour le coup j'obtiens des chocolats, des caramels et des bonbons en remerciements... Preuve que mes faiblesses sont bien connues à bord ^_^

Jour J : OUINNN, J'suis à la maison, le Précieux sort et je ne l'aurai pas avant encore une semaine...

J+2 : Flânant en ville, je me retrouve comme par hasard à la FNAC devant le Précieux à saliver. J'en fait le tour, je prends l'objet de ma convoitise dans les mains, l'ouvre... et le referme aussitôt. Peux bien attendre encore quelques jours, non ?

J+7 : Retour à Plymouth, les précieux sésames de réservation en main à échanger contre Le Livre tant désiré, tant attendu. AYE, je l'ai. Il est là, palpable, au fond du sac. Le soir même, enfin, je peux en commencer la lecture... Bonheur :)

Bon, bien sur, c'est de l'anglais, donc je ne lis pas vite... pas aussi vite que ce que je le voudrais. C'est que c'est dur de lire dans une langue étrangère, il faut souvent que je 'devine' le sens des mots que je lis, que je parcoure certaines phrases plusieurs fois afin d'en extraire le sens. Pas grave, j'avance. Lentement, mais j'avance. Et je comprends. Je vais poursuivre ce soir, et les autres soirs, pas à pas, chapitres après chapitres et j'arriverai au bout, bientôt, très bientôt. En espérant que cette fois, au moins, je parviendrai à résister à la tentation d'aller lire la fin ;)...