Cinq tombeaux sur notre cœur… Et les larmes de l'azur glisseront sur l'orage glacé des sept montagnes… Dix gouffres béants s'ouvriront sur les fleurs de la terre et retentira le carillon des plaines de nos rêves… Le géant de fourrure et la patte blanche de velours garderont l'entrée des caves souterraines. Nos nuits de lumières hagardes brûleront les parchemins… Mais le temps sur les choses laisse l'empreinte du mort qui gémit dans notre âme… Coule le vent en voilier langoureux, plane l'oiseau des mers froides. La laine du lendemain, rongée de mites, attend le prochain retour… Seul le mistral suspendra le ballet obscur des haines enfantines… Feuilles de rose, épines des arbres fous s'entrelacent en la demeure sombre des cascades… Mais je partirai pour la brûlante canicule avant que l'horizon, à l'aube, ne se noie...
Lusci31-Esguelay
Rêveries et vagabondages... Les automnes passent si vite! Et pourtant, c'était hier... D'autre poèmes viendront sur ce thème bien de saison...