jeudi 16 juin 2011

Après les vacances

Le retour des vacances est dur. Très dur. Abrupte même.
Les maux passés sont remontés à la surface avec virulence et ma reprise sur les galères, dès demain, s'annonce comme un chemin de croix. Il me devient difficile de poursuivre sur cette voie maritime qui prend l'eau de tout côté et je cherche de plus en plus une bouée de sauvetage pour m'échapper avant de couler à pic dans ce marasme sans fond.

Mais ne parlons plus des choses qui fâchent.

Je reviens de vacances. De belles et reposantes vacances sur les côtes de la Méditerranée, de belle et enrichissantes vacances au bord de la Dordogne. Sans compter les quelques étapes qui ont ponctué notre "petit tour de France".
Oublions donc les mauvais démons qui me harcèlent sans relâche depuis mon retour et noyons-les au beau milieu du récit de notre voyage d'heureux vacanciers.

dimanche 29 mai 2011

Passage à Grenoble

Après notre escale parisienne et notre doux repos auprès de Lusci et son compagnon, nous avons emmenés Dame-oisal à Grenoble. Grâce à mon chauffeur bien-aimé arrivés pile à l'heure chez ses Grands-parents que je n'avais pas vu depuis bien longtemps. Quel bonheur de les revoir, de passer un moment avec eux, de discuter tous ensemble autour de bons repas. Une parenthèse suspendue dans le temps et un grand merci à eux pour leur accueil chaleureux.

Et là, entre les hauts massifs de la Chartreuse, du Vercors et de Belladone, Grenoble nous attendait. Trop grande cependant pour que l'on puisse espéré visiter la ville en quelques heures.
Alors, nous avons pris de la hauteur. A bord des œufs du téléphérique grenoblois, nous sommes montés à la Bastide dont nous avons fait le tour sous un soleil de plomb en admirant la vu sur la vallée de l'Isère et les montagnes environnantes. Sans oublié de regarder à nos pieds les plantes odorantes peuplant les lieux... certaines nous ramenant Lusci et moi dans notre passé provençal.

samedi 28 mai 2011

Escale parisienne

Pour un temps, j 'ai à double tour mes soucis de ma vie de galérienne et pris avec bonheur et insouciance la route des vacances.

Première escale : Paris

Nous venons d'y passer un jour entier à crapahuter dans les rues de la capitale avec mon aimé. Note : le zoom sur le plan est aussi indispensable que la consultation des plans de la ville au dos des abris de bus.

Bon, avouons le, au départ il était prévu que l'on s'installe confortablement sur un siège pour regarder en live le tournois de Roland Garros. Mais le (mauvais) sort en a décider autrement : impossible d'acheter le moindre billet à l'entrée du complexe. Toutes les places s’envolent des mois à l'avance sur le net. Toutes ? Non. Certaines s'arrachent encore au marché noir à des prix proprement scandaleux ! Tant pis pour la petite balle jaune et la terre rouge...
Nous avons déserté la porte d'Auteuil pour la place de l’Étoile. De là, nous avons longé l'avenue des Champs Élysées avant de bifurquer vers le nord à la recherche du Palais de l'Elysée, bien gardé. Puis nous avons gagné le boulevard Haussmann et longé les galeries La Fayette jusqu'à l'Opéra Garnier. Nous avons continué d'avancer sur le boulevard des Italien jusqu'au musée Grévin sans toutefois prendre le temps d'y saluer les célébrités de cire.
Le soleil était encore haut dans le ciel quand nous somme redescendu vers le Louvre pour flâner dans le jardin des Tuilerie jusqu'à l'Obélisque. Enjambant la Seine par le pont de la Concorde, nous sommes passés devant l’Assemblée Nationale avant de longer les quais envahis de bouquinistes vers l’île de la Cité. Là nous avons suivit le Quai des Orfèvres jusqu'au Palais de Justice avant d'aller voir le Panthéon en passant par la Sorbonne.
Pour finir notre périple parisien nous avons descendu la rue Mouffetard bordée de bars, pubs, restaurants et diverses petites échoppes en tout genre. Un lieu qui m'a semblé bien sympathique et bien vivant. Arrivés dans l'avenue des Gobelins, nous nous sommes aperçu que nous étions éloigné de notre lieu de rendez-vous avec le compagnon de Lusci. Du coup, nous avons de nouveau parcouru la rue Mouffetard pour gagner Jussieu. Lusci, arrivant de Londres, nous à rejoins peu après.
Peu avant la tombée de la nuit, nous avons pris la direction de la gare de Lyon pour sauter dans l'un des derniers trains à destination de Bois le Roi. De là, nous n'avons pas été bien long à regagner le nid douillet de dame Lusci. Tous bien fatigué par notre journée, nous avons cédé à Morphée jusqu'à tard le lendemain.

Aujourd'hui la journée fut bien plus paisible. Demain notre escale prend fin et nous reprendrons la route. Vers le sud.

jeudi 19 mai 2011

Les maux du large

De retour,
Je suis enfin de retour. Chez moi.

J'ai quitté les entrailles de ma galère il y a 2 jours et je peine encore à m'en remettre. Alors que les dernières marée à bord de mon bateau s'étaient déroulées dans une agréable ambiance de travail, ces derniers jours à bord se sont grandement rapprochés de l'enfer.
Mon chef direct et le grand manitou, tous deux en congés, ont laissé leurs places respectives à deux remplaçants des plus odieux qui sont parvenu à plomber la bonne humeur de l'équipage habituel. Et puis, petit à petit, ces parasites sont parvenus à me faire perdre pieds dans mon boulot jusque là bien réglé. J'ai du louvoyer entre remarques déplacées, reproches infondés, demandes exagérées et ultime calomnie. Et je ne sais comment j'ai pu tenir jusqu'au bout sans déclarer forfait. Au final, et pour la première fois, je me suis laissée aller à hausser la voie en face de ma chef parvenue à faire entrer en ébullition le vase de ma tempérance au bord de l'explosion !

Ces sept jours passés à devoir me contenir et à tenter de me résonner en répétant inlassablement le compte à rebours des jours restant ont laissé des traces. Une vilaine boule d'angoisse tapie dans un coins de mon estomac s'est accrochée à moi avec une belle hargne. Le sommeil m'a fuit laissant place à des nuits presque blanches à contempler l'océan. La fatigue s'est abattue sur moi comme un fauve affamé sur sa proie. Et, profitant de si belles conditions, un méchant virus est venu colorer ma gorge d'écarlate et transformer mon nez en une fontaine intarissable.

Bientôt, je m'en irais visiter le général qui me donnera les munitions adéquate pour combattre tout ça.
Bientôt, la douceur des jours de liberté me feront oublié l'âpreté de ces derniers jours.
Bientôt, tout cela sera jeté au fin fond du grenier des mauvais souvenirs...