mercredi 20 décembre 2006

Une histoire de sapin

Il est venu d'un coup : le froid. Avec les illuminations de Noël, les décorations des vitrines, les courses aux "bons" cadeaux pour tous, il est venu s'abattre sur nous, ôtant leurs ultimes parures aux arbres alors que les verts sapins plient sous le poids des ornements artificiels. Je n'aime pas voir ces arbres coupés se monnayant pour quelques sous, faisant l'objet de toutes les attentions pour finalement finir jeté au bas des rues...
Je me souviens d'un conte. Il était une fois un tout petit sapin se demandant où pouvait bien aller tous ses congénères que les bûcherons venaient arracher de leur forêt natale. Il avait beau se tordre dans tous les sens pour suivre du regard ses aînés, il ne parvenait pas à déjouer le mystère. Aussi il fut bien heureux qu'un jour un des bûcheron s'intéresse enfin à lui et le coupe à son tour. Ah! quelle horrible sensation que celle d'être arraché ainsi du sol, mais quelle joie de suivre le chemin qu'il avait tant voulu suivre. Avec délicatesse il fut porté dans un énorme camion, il voyagea longtemps admirant des paysages de plus en plus surprenant, jusqu'à une étrange forêt d'arbres rectangulaire immense et tout illuminé : une ville. Là il fut soigneusement emballé, ses branches bien serrés dans un carcan de fer, pas bien agréable, mais ce devait être la mode du coin. Et puis il y avait les enfant qui passaient pour caresser ses branches bien vertes et suppliant leurs parents de le choisir lui, cela était si merveilleux de se sentir aimé ainsi. Un jour enfin, un couple de jeune gens cédèrent aux supplications de leur enfant de choisir ce petit sapin vert si mignon. Il connu le bonheur d'être admirablement décoré avec nombre de guirlandes, de boules colorées, de bougies et de bien d'autres choses encore. Il connaissait le parfait bonheur d'être bien dans une douce maison bien chauffée, loin des grand froid de sa forêt natale. Il était admiré de tous ceux qui le voyait, il en oubliait même la doulheur causait pas son pied coupé. Un beau matin il s'éveilla avec plein de cadeaux à ses pieds, un peu plus tard les enfants aussi étaient à ses pieds s'émerveillant devant leurs cadeaux, les débalant avec exitation et les montrant fierrement au petit sapin. Ce fut le plus beau jour de sa vie. Hélas cela ne dura pas. Quelques jours seulement après les gens de la maison commençaient à s'aggacer de voir le sapin perdre ses épines, il était devenu plus moche et puis surtout encombrant. Il prenanit tant de place à l'entrée. Un jour on lui arracha toute sa décoration, le ledemain il se retrouvait à la rue, couché dans le caniveau, ses branches cassées, son pied coupé plus douloureux que jamais. Jamais il n'avait ressenti une telle tristesse. Il pensa un moment que cela était une erreur, que l'on allait revenir le reprendre, e redécorer où le ramener dans sa forêt, mais rien. D'autres sapins le suivirent bientôt dans la rue et tous furent emportés dans un autre grand camion, mais pas vers la forêt, vers la décharge, là où ils furent tous brûlés... Une bien triste histoire.

samedi 9 décembre 2006

Vertige d'Armoise

Armoise

Armoise, par quel chemin
T’en vas-tu le matin
Quand les senteurs nocturnes
Effacent les traces de ta main
Sur l’écorce de l’arbre.

Stolvezen Haydran.

mardi 5 décembre 2006

Le Sacrifice

C'est le dernier "Thorgal" sorti. Peut-être même l'avant-dernier?
En tout cas ce serai le dernier écrit par Van Hamme. Un tome transitoire dans lequel Jolan récupère le flambeau laissé par son père. Il faut dire qu'après toutes ces années Thorgal avait bien besoin de se reposer un peu. Par chance Jolan est aussi courageux que son illustre père et possède en lui l'héritage du peuple des Etoiles, cela promet de belles prouesses. Acceptant sans rechigné le prix exigé par ce personnage tout de noir vêtu, Jolan sauve son père de la maladie et de sa longue errance. Enfin de retour au Northland après son long exil, je lui souhaite tout le bonheur possible auprès d'Aaricia, de Louve et d'Aniel... et je souhaite à son fils d'apprendre à utiliser au mieux ses pouvoirs afin qu'il continue à nous faire rêver.
Félicitations enfin à Rosinski, le fantastique dessinateur de cette série sans lequel Thorgal n'aurait pas était le même, il entre vraiment dans une autre dimension grâce à lui. "Mention sublime" pour les illustrations de ce sacrifice encore plus travaillées et colorées qu'auparavant. Que d'évolution entre les premières planches et les dernières !!! Qu'il n'abandonne pas notre héros et son fils en si bon chemin et qu'il continue à les faire vivre le plus longtemps possible au travers de nouvelles aventures.

dimanche 3 décembre 2006

Mille-Saisons...

Qui n'a jamais rêvé d'un lieux de toutes les saisons, d'un endroit où il suffirait de faire quelques pas pour passer de l'Automne au Printemps et de l'Eté à l'Hiver ? Une île aux mille saisons où le temps s'accelère fleurissant les tapis de feuilles mortes à peine celles-ci emportées par le vent. Une ronde constante de ce ballet sans fin à porté de main. Toute l'étendue de notre monde dans un seul regard...

L'île des Mille-Saisons située quelque part aux confins de ce monde et d'un autre est un paradis semblable où les années s'écoulent en une poignée de jours, où les mois deviennent des heures, où le soleil brille au centre et où la nuit autour s'étire. Un monde né de l'imagination d'une petite fille de 10 ans resté toujours dissimulé au fond de moi comme une source qui se cache au plus profond des bois.
Une danse aux frontières de l'Invisible... que j'ai découverte dans un clip musical d'Enigma et m'a plongé dans leur univers musical pour mon plus grand bonheur.

samedi 2 décembre 2006

vendredi 1 décembre 2006

Les Chants du Monde

J'ai bien senti aujourd'hui l'approche de l'hiver. Les arbres n'ont presque plus de feuilles, l'air est plus froid, le ciel sanglote emmitouflé dans sa grisaille... Noël aussi approche comme en témoignent les décorations lumineuses qui s'égrènent aux branches des villes.
Quand j'étais encore au lycée j'avais écrit une série de poèmes sur cette Mort de l'Automne. Et puis j'avais ensuite imaginé l'automne de tout un peuple, contraint de fuir leur passé à la recherche d'un nouvel Ailleurs. La mort conduisant à une nouvelle renaissance : les Chants du Monde... voici le troisième poème de cette première série.
Les Chants du Monde
III : Fin d'Automne

Envolées les feuilles froissées des soleils d'automne,
Oublié le chants maudit du vent qui frissonne,
Ils ont laissé leurs coeurs en deuil de la lumière
Et traversé les forêts perdues à l'ombre de leurs prières.
Sur leurs sourires les souvenirs s'effacent,
Leurs derniers rires sont déjà dans les ténèbres lasses
Ils ont parcourut des chemins de poussière
Aujourd'hui disparus sous l'invincible terre.

Stolvezen Haydran.