mardi 29 janvier 2008

Hiver

Brest, 21 décembre 2007.

Hiver


Hiver ;
Hiver de blanc à revêtu
La terre.
Hiver de froid à figé
Les mers.
Et mon cœur et mes larmes
De givres sont devenus
Aussi pâles, aussi froids
Que la lointaine lune.

Hiver ;
Hiver de bleu à tapissé
Le ciel.
Hiver de neige à empli
Les airs.
Et mon souffle et mon âme
De glace sont devenus
Aussi froids, aussi nus
Qu’une nuit sans étoiles.


Stolvezen Haydran

lundi 28 janvier 2008

Visite

Ce week-end, Lusci est venue rendre visite à Stolvezen.

Entre deux longues conversations entre 'amies qui ne ce sont pas vues depuis longtemps', nous avons trouvé le temps d'aller faire deux petites promenades dans la région accompagnées par Nico.

Le samedi, nous sommes allés marcher dans les bois de la forêt d'Huelgoat (le Haut Bois en breton) sous la lumière diffuse d'une magnifique journée d'hiver. Cette forêt n'est pas comme les autres, elle a quelque chose de magique, quelque chose des forêts contées dans les légendes celtes. Elle serait la partie occidentale de la forêt de Brocéliande. D'immenses arbres tout recouverts de mousse s'élèvent entre le chaos des rocs de granits semés au hasard des rivières et des torsions de la terre. Arbres, roches et eau ont façonné des paysages uniques aux noms évocateurs qui ont nourri mon imagination depuis l'enfance.

Le lendemain, j'ai emmené Lusci au cinéma voir les images de la Boussole d'Or. Je croise les doigts pour que la suite cinématographique de cette trilogie voit le jour prochainement.

En fin d'après-midi, Nico nous à conduit jusqu'à Goulven, aux dunes de Keremma. Nous nous sommes baladés sur les grèves sablonneuses entourées d'une zone de marais marins en admirant les oiseaux qui y ont trouvé refuge et en contemplant les coquillages éparpillés sur la plage humide. Le soleil bas éclairait l'ensemble d'une belle lumière cuivrée jusqu'au moment ou il est parti se coucher. Nous sommes alors tous rentrés à la maison, heureux.


Ces deux jours m'ont paru bien courts... vivement ceux où nous irons rendre une petite visite à Lusci dans sa nouvelle demeure.

mardi 22 janvier 2008

Eragon

Le film.
Only the film... car je ne me suis pas encore attaquée aux bouquins ^_^
Cela fait maintenant pas loin d'un an que j'ai vu le film, en version anglaise à bord. Je n'avais pas voulut le voir lorsqu'il était sorti car j'avais à son égard de gros à priori. Cette histoire de dragon avait pour moi comme un arrière goût de déjà lu et de déjà vu : un mélange entre Terres du Milieu et 'Donjons et Dragon' doucement saupoudré de Star Wars... rien de très nouveaux, donc. Les noms ressemblent d'ailleurs fortement à ceux inventés par Tolkien : Eragon sonne comme Aragorn, la bataille de Farthen Dúr à un faux air de celle de Barad Dûr, et tout cela m'avait fait un peu prendre en grippe cette histoire-plagiat.

Mais ma curiosité naturelle m'avait conduite à voir ce film qui était à ma disposition à bord. Et là, surprise, j'avais trouvé le film plaisant à suivre. Un peu 'classique' certes, un peu puéril aussi, mais agréable, néanmoins. Les effets spéciaux sont bien réalisés, les paysages et les décors sont à la hauteur, les personnages attachants bien que convenus et le dragon, ou plutôt la dragonne, Saphira, magistrale. On a à tout instant l'impression de se trouvé en plein coeur d'un jeu vidéo grandeur nature.



Un héros qui s'ignore va devoir apprendre à maîtriser de nombreux pouvoirs pour mené à bien sa destinée guidé par un mentor. Il y a aussi une belle princesse elfe que notre jeune héros va devoir sauver. Il y a un grand méchant sorcier ressemblant à s'y m'éprendre à une sorte de vampire. Il y a le roi tyran, qui reste encore dans l'ombre mais qui surveille attentivement tout ce qui se passe chez lui. Il y a un groupe de rebelles, bien caché dans les montagne et une diseuse de bonne aventure qui prédit l'avenir de notre héros : une prophétie. Le film associe aux peuple imaginaire des peuple réels. Ainsi on découvre que les Vardens rebelles ont de faux airs orientaux et que les elfes ressemblent aux indiens d'Amérique...

Voici un petit apperçut des personnages. Dans l'ordre :
Eragon, notre héros. Arya, la princesse elfe. Broom, conteur, ex-dragonnier et mentor d'Eragon.
Murtagh, le fils du traître. Ajihad, le chef des rebel. Durza, le sorcier. Galbatorix le grand-méchant-roi




N'ayant rien d'autre à faire en cette période de 'vaches maigres', j'ai revu le film à la maison, en français cette fois-ci, et je me suis vaguement souvenu que j'avais pris le livre dans le but de le lire... Ce serai peut-être le moment.
Même si je n'aime pas l'arrogance dont semble faire preuve leur jeune auteur, Christopher Paolini. Pour s'en rendre compte il suffit d'aller faire un tour sur le site officiel consacrée à son oeuvre que je trouve assez fade et bien trop commercial à mon goût.


Heureusement qu'il y en a d'autres :

Le site du film et les affiches sont plutôt réussis.



Il ne me reste plus qu'à me plonger dans le livre maintenant. Il serait temps ! Surtout que je viens d'apprendre que la sortie du troisième opus, baptisé 'Brisingr' est prévue pour septembre prochain.
Cela me laisse amplement le temps de lire les deux premiers ;-)

dimanche 20 janvier 2008

La main verte ?

J'ai toujours aimé regarder ce qui pousse et particulièrement ce qui fleuri. Je m'émerveille sans doute de peu. Une fleur qui s'ouvre délicatement en déployant ses pétales de toutes formes et de toutes couleurs exerce sur moi une profonde fascination. J'admire ce spectacle constamment renouvelé qu'offre le monde du végétal. Et je me maudit de ne pas connaître le petit nom des merveilles que j'admire. Une rose, va encore mais pour le reste... c'est déjà plus dur.

J'ai souvenir d'avoir veillé un temps sur le destin d'une sublime rose rouge coupée et d'avoir versé une petite larme quand celle-ci c'est finalement fanée sans espoir de retour. J'ai souvenir d'avoir voulu une rose apprivoisée comme celle du Petit Prince. Mais je ne suis jamais arrivée à garder mon mini-rosier en vie suffisamment longtemps pour qu'il refleurisse une deuxième fois. Désespérée par cet échec j'ai abandonné les plante jusqu'au jour où j'ai craquer sur les mini-arbres. J'ai gardé mon premier bonsaï moins d'un an. Les chaleurs de l'été lui ont été fatales. Je n'ai pas abandonné pour autant. Mon dernier aura bientôt un an. Enfin, un an d'existence avec moi. Il a passé l'été, il tient l'hiver et j'espère le garder encore longtemps.

Depuis que nous sommes enfin chez nous, il m'est plus facile d'héberger des plantes. Une amie m'a offert une orchidée en me disant qu'il ne fallait surtout pas trop l'arroser. J'applique son conseil et j'observe chaque matin les bourgeons se transformer en fleur. J'ai mis un oignon d'amaryllis dans un pot de terre. Je le vois grandir un peu chaque jour en attendant impatiemment qu'il fleurisse. Mon nouveau mini-rosier se porte bien et le ficus a fait de nouvelles feuilles. Mais le petit monde du végétal élevé en pot est fragile. Les plantes demandent beaucoup d'attentions mais leurs demandes muettes ne sont pas facile à décrypter pour qui n'a pas la 'main verte'.
Alors à défaut de connaitre leurs besoins, j'essaye déjà d'apprendre leurs noms pour savoir lesquelles j'inviterai à venir pousser dans le jardin.

mardi 15 janvier 2008

Les Compagnons du crépuscule

"Celle-ci dura, dit-on, cent ans...Rien ne la distingue vraiment de celle qui l'a précédée, pas plus que de celle qui l'a suivi...Comme la grêle et la peste, la guerre s'abat sur la campagne quand on s'y attend le moins. De préférence lorsque les blés sont lourds et les filles jolies..."

C'est ainsi que commence chacun des 3 tomes de cette étrange série médiévale écrite par François Bourgeon. L'intrigue se déroule pendant la guerre de Cent Ans dans un climat de violence et de superstition. Le terrifiant y côtoie le merveilleux, la violence y côtoie le sacré, les traditions chrétiennes y affrontent les croyances païennes.

Dans le Sortilège du Bois des Brumes, un bourru chevalier sans nom, un jeune paysan un peu niais et une pulpeuse rouquine débrouillarde naviguent entre deux univers réel et fantastique aussi effrayant l'un que l'autre. Nos 3 compagnons auront à faire à d'étranges lutins qui ressemblent beaucoup aux korrigans des légendes bretonnes. Les 3 personnages nous dévoilent leurs personnalités, leurs forces et leurs faiblesses.

Les Yeux d'étain de la Ville Glauque mêle davantage rêve et réalité. Un nouveau personnage apparait, la mystérieuse Yuna qui égrène le Chant des Séries tout au long de ce tome aux odeurs marines. On y apprend l'existence des monstrueux Duhards terrorisant le petit peuple et les pouvoir des pierres de lune ou des crapaudines. Je me souviens même y avoir lu la 'recette' de la naissance d'un basilic : il faut qu'un crapaud couve un œuf de coq !

Dans Le dernier Chant de Malaterre, les 3 compagnons arrivent en ville pour y passer l'hiver et se séparent. Trois femmes font leur apparition. Blanche, Neyrelle et Carmine sont chacune symbolisées par une couleur dont elles représentent la force associée. Blanc pour la pureté, Rouge pour la passion, Noir pour la destruction. Ce sont là les 3 couleurs qu'arborent le Chevalier sur son bouclier depuis le début de l'histoire. Cette forte symbolique clôt la série : le feu de la force rouge ravage la ville, les cendres de la noire la recouvrent ensuite avant que la neige de la blanche ne vienne pour effacer tout cela.

L'histoire n'est qu'un éternel recommencement...

dimanche 13 janvier 2008

Le Chant des Séries

Après l'avoir semé au long de l'année 2007, le voici dans son intégralité.

Le Chant des Séries


Pas de série pour le nombre Un : la nécessité unique, le trépas, père de la Douleur ; rien avant, rien de plus…
Deux bœufs attelés à une coque ; ils tirent, ils vont expirer ; voyer la merveille !
Trois parties dans le Monde : trois commencements et trois fins, pour l’homme comme pour le chêne. Trois royaumes de Merlin, plein de fruits d’or, de fleurs brillantes, de petits enfants qui rient.
Quatre pierres à aiguisées, pierres à aiguisées de Merlin, qui aiguisent les épées des braves.
Cinq zone terrestres : cinq age dans la durée du temps ; cinq rochers sur notre sœur.
Six petits enfants de cire vivifiés par la lumière de la lune ; si tu l’ignore, je le sais. Six plantes médicinales dans le petit chaudron ; le petit nain mêle le breuvage, son petit doigt dans sa bouche.
Sept soleils et sept lunes, sept planètes y compris la Poule. Sept éléments avec la farine de l’air.
Huit vents qui soufflent, huit feux avec le Grand feu, allumés au mois de mai sur la montagne de la guerre. Huit génisses blanches comme l’écume, qui paissent l’herbe de l’île profonde ; les huit génisses blanches de la Dame.
Neuf petites mains blanches sur la table de l’aire, près de la tour de Lezarmeur, et neuf mère qui gémissent beaucoup. Neuf korrigan qui dansent avec des fleurs dans les cheveux et des robes de laine blanche autour de la fontaine à la clarté de la pleine lune. La laie et ses neuf marcassins, à la porte de leur bauge, grognant et fouissant, fouissant et grognant : petits, petits, petits, accourez au pommier, le vieux sanglier va vous faire la leçon.
Dix vaisseaux ennemis qu’on a vus venant de Nantes. Malheur à vous, malheur à vous hommes de Vannes !
Onze prêtres armé, venant de Vannes, avec leurs épées brisées ; et leurs robes ensanglantées et des béquilles de coudrier, de trois cent plus que onze.Douze mois et douze signe ; l’avant-dernier, le Sagittaire décoche sa flèche armée d’un dard. Les douze signes sont en guerre. La belle Vache, la Vache Noire, qui porte une étoile blanche au front, sort de la forêt des Dépouilles ; dans sa poitrine est le dard de la flèche ; son sang coule à flot ; elle beugle, tête baissée ; la trompe sonne ; feu et tonnerre, pluie et vent, tonnerre et feu ; rien, plus rien ; ni aucune série.


Le chant des Séries est issu de la série des "Compagnons du Crépuscule : "Les Yeux d'étain de la ville glauque" de François Bourgeon.
Son origine est une ancienne chanson bretonne intitulée 'Ar Rannoù' (Les Séries) extraite du "Barzhaz Breizh".


mercredi 9 janvier 2008

Le Souffle des Dieux

Cela faisait un an que j'avais lu 'Nous, les Dieux' et un an que j'attendais avec impatience que la suite sorte en livre de poche. Le père Noël, me l'a déposé au pieds du sapin parmi de nombreux autres cadeaux.

Une chance, qu'il y ai pensé... autrement je me serais sentie bien désoeuvrée, seule, dans ma petite cabine avec mon gros rhume. Mes nombreuses courtes pauses m'auront suffit à dévorer cet ouvrage où une poignée d'humains, plus ou moins célèbres, s'affronte dans le divin jeu d'Y : faire évoluer leur peuple en prenant bien garde de ne pas se faire exterminer par les autres. A cela s'ajoute l'irrésistible envie des élèves-dieux d'aller explorer l'île d'Aeden en évitant les pièges tendus par les dieux de la mythologie grecque et les gardiens chimériques de cette île bien mystérieuse. A toutes ses aventure s'ajoutent aussi les désormais célèbres encarts de 'l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu' qui ponctuent le récit d'une mine d'informations et de connaissances en tout genre.

Certes ce énième opus de Bernard Werber reprend toujours les même thèmes. Certes, on a souvent l'impression d'être mené en bateau et de tourner en rond autour des éternelles mêmes questions existentielles. Mais malgré cette impression de répétition, l'auteur nous donne toujours matière à réfléchir sur notre condition d'être humain.
Il ne me reste plus qu'à attendre une autre année avant de connaître le fin mot de cette histoire de dieux. Juste le temps que 'Le Mystère des Dieux' apparaisse en format de poche.

dimanche 6 janvier 2008

Il était une fois

Il était une fois le dernier Walt Disney en date.

Ce n'est pas un dessin animé, ce n'est pas non plus un film mais plutôt un mélange des deux. J'étais allée le voir en 2007 et puis je l'ai revu à bord dans sa version originale sous le titre d'Enchanted.
Une vraie parodie de Disney par Disney. On y retrouve la charmante princesse un peu naïve, le beau prince charmant et la méchante reine, belle-mère et sorcière. Tous les animaux accourent à la moindre vocalise de la belle, la reine nous concocte sa pomme empoisonné et la princesse laisse trainer sa pantoufle de verre à la fin du bal.

Sauf que tout ce beau monde va se retrouver dans notre monde après que l'affreuse belle-mère métamorphosée en horrible vieille femme ai poussé la douce princesse au fin fond d'un puits aboutissant en plein coeur de Manathan. Ah! Il faut voir notre princesse sortir de la bouche d'égout toute vêtue de sa robe de mariée. La suite se déroule comme un conte de fée : la belle tombe dans les bras du Docteur Mamour échappé de Grey's anatomy alors que son prince tente à tout pris de la retrouver. On sent venir la fin bien avant les 12 coups de minuit mais l'ensemble est si plaisant qu'on se laisse bien volontiers mené par le bout du nez.



Finalement je ne trouve qu'une seule chose regrettable : que la parti dessin animé n'est pas été plus longue. Les bons vieux Walt Disney me manquent. Ceux des années 90' surtout car ce sont eux qui ont bercé mon enfance. Aujourd'hui la plupart des films d'animation sont réalisés en images de synthèses et les studios Disney ne peuvent rivaliser dans ce domaine avec ceux de Pixar. Cela fait perdre un peu de la magie d'antan et c'est bien dommage.
Alors je fait le voeux qu'un jour Disney nous proposera un dessin animé 'à l'ancienne' tout aussi féerique que ceux qui peuplent ma mémoire.

vendredi 4 janvier 2008

A New Year

BONNE & HEUREUSE ANNEE 2008 à tous.

Qu'elle vous apporte de nombreuses joies, beaucoup de bonheur, quelques sous à ranger dans le porte-monnaie et puis surtout la meilleure santé possible, car sans ça tout le reste tombe à l'eau.

Certes j'ai déjà quelques jours de retard, mais j'étais encore une fois coincée à bord de ma galère pour cette nouvelle année. Bah! Je commence à y être habituée maintenant. Et puis c'est assez amusant de passer la nouvelle année, chaque année dans un pays différent. Cette fois-ci c'était l'Espagne. Il faisait beau et la mer n'a pas été trop agitée et les passagers un peu 'bidochons' n'étaient pas non plus trop désagréables. Ils n'ont fait que manger, c'est tout. Par bonheur, j'ai hérité du poste du cinéma où quelques nouveaux films avaient fait leur apparition. Que demander de plus ?

Si seulement je n'avais pas été malade. J'avais déjà embarqué avec un léger mal de gorge qui c'est transformé en un beau rhume. C'est bien simple je n'ai pas réussi à respirer par mes deux narines simultanément. Au mieux il y en avait toujours une de bouchée... quand ce n'était pas les deux >__< ... Et puis hier matin, juste avant de débarquer, j'ai étais réveillé par une horrible douleur dans l'oreille à 4h30 !!! Diagnostique du toubib du bord : Otite. Après vérification par mon cher docteur c'est même une double otite. Aï. Autant faire les choses en grand! Pour compléter le tout j'ai fait une allergie à la codéine que le toubib du bord m'avait donnée pour calmer la douleur. Ah! J'ai passé un bon retour!!! Heureusement aujourd'hui ça va mieux, je n'ai plus trop mal aux oreilles. Par contre, elles sont complètement bouchées. J'entends dans le lointain comme si j'avais oublié d'enlever mes boules-quiès. Comme quoi, la santé, c'est bien le plus important des vœux à formuler pour la nouvelle année.