dimanche 16 mars 2008

Printemps des Vertiges

Le temps est venu
D’une profusion de pastels
Mêlés dans la lumière
De la vie qui renaît.
Un concert cristallin
Déjà frémit
Dans les cimes.
Bientôt les hirondelles,
Bientôt le rossignol,
Chanteront…
Il est temps que les Vertiges
Se teintent d’émeraude et se parent de mille bourgeons...

mardi 11 mars 2008

L'heure du départ

En ce joli mois de mars, pluvieux, venteux et froid à souhait, j'ai reçu l'appel tant attendu m'invitant à préparer mon sac pour un premier embarquement imminent.

Ce sera pour jeudi matin 7h00. Je déteste les embarquements du matin. Je dors mal la nuit, je me réveille trop tôt j'angoisse en engloutissant mon petit déjeuné et le reste de la journée me semble interminable. La bonne nouvelle c'est que je n'embarque pas trop loin et sur un bateau que je connais déjà même si ce n'est pas ma galère habituelle. La deuxième bonne nouvelle, c'est que je n'embarque que 5 jours (enfin 6) jusqu'à mardi prochain. Et il n'y a pas de troisième bonne nouvelle Enfin, si quand même, je reprends le boulot après 4 mois d'arrêt uniquement coupés par ma mémorable semaine du Nouvel An à bord.
J'avoue cependant que j'aurais bien profité encore un peu de mon repos hivernal. J'aurais bien souhaité quelques jours de plus pour me préparer à quitter ma douce hibernation. Mais les employeurs de galériens préfèrent sans doute les réveiller d'un bon coup de fouet par une phrase du genre "Vous embarquez demain matin 6h à l'autre bout de la France pour 18 jours de mer en pleine tempête !" (OK, j'exagère un petit peu, mais pas trop).
D'ailleurs, la tempête, je ne vais pas y échapper. Le vent souffle encore bien fort sur les côtes et il continuera de sévir sur la Bretagne et la Manche jusqu'à demain, d'après ce que prévoit dieu-Météo. La mer risque d'être fort furieuse jeudi matin et moi fort malade pour mes premiers jours de reprise du boulot.

Espérons seulement que je reconnaîtrai quelques visages familiers parmi mes collègues galériens et que j'échoue à un poste sympathique ;-)

samedi 8 mars 2008

Deuxième reprise

Ce matin je suis retournée monter à cheval pour la deuxième fois.
La reprise du samedi matin est plus tranquille que celle du lundi soir, nous n'étions que trois cavalières. Elle est également plus ensoleillée. Non que nous ayons eu du beau temps, mais au moins nous avions de la lumière. Quel dommage que quelques gouttes de pluies nous aient forcé à gagner le petit manège couvert. J'aurais bien aimé rester à l'extérieur, c'est bien plus agréable.
Cette fois, on m'a attribué une jument bai brune répondant au nom de Divine. Je l'ai préféré à celle de la première fois, mais ce n'est pas encore ça. Ce n'est pas si facile de former un duo où cavalier et monture s'accordent bien ensemble. Surtout dans un club où les cheveux sont plus 'formatés' et où ils doivent absolument convenir au plus grand panel de cavaliers possibles, sous peine d'être 'renvoyé'.
J'en sais quelque chose :'(

La jument que j'aimais le plus dans mon ancien club a tout simplement été échangé avec un autre cheval plus docile d'un autre club. Je ne l'ai jamais revue. C'est une des raisons qui m'avait poussé à arrêter l'équitation.
Aujourd'hui j'espère toujours avoir mon cheval, un jour... mais ce rêve ne sera pas facile à réaliser.

mardi 4 mars 2008

Chez Lusci

Chacune son tour, après elle chez moi : moi chez elle ! Avec nos hommes en prime bien sûr ;-)
Au programme : 'moule-frite party' au soir même de notre arrivée au bord de la Seine, suivie d'une belle promenade dans la forêt de Fontainebleau le lendemain, avec, pour finir, une escapade parisienne au salon de l'agriculture pour goûter aux bons produits du terroir. Le tout servi sur un plateau d'interminables discussions, de franches rigolades et d'envoûtantes musiques.
De notre balade, j'ai ramené tout plein de photos de la majestueuse forêt qui borde l'autre côté de la rive où demeure mon amie.

Les sous bois sont pleins de rocs et d'aiguilles de pin.

Les arbres élancent leur tronc à l'assaut des cieux.

Les couleurs de la verte mousse se mêlent au feu des feuilles d'automne encore accrochées au branches des hêtres.
J'aime ce mélange de couleurs émeraudes et mordorées.

Quelle chance a Lusci de vivre là et que sa demeure est jolie !
C'est une charmante petite maison d'un âge vénérable, aux poutres de bois courant sous les toits mansardés et aux escaliers chantants. Elle est au bord de l'eau et à deux pas des bois, entourée d'une cours pavée et d'arbres vêtus de roses fleurs. Il n'y manque plus qu'un peu de vigne vierge courant sur le pignon pour plaire davantage à Lusci.

Nous y étions bien le temps de ce trop court week-end.

Nous reviendrons :)